Concours WLT : les résultats !

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    La Rédaction s’est réunie, la Rédaction a tranché. Après plusieurs lectures de chacun de vos textes, il a fallu sortir un gagnant pour le concours « Grand Chelem, mon amour… à vous la plume ». On vous rappelle l’ob­jectif : écrire un texte sur un match de Grand Chelem qui vous a marqué, entre 2001 et 2011.

    Le livre « Grand Chelem, mon amour » est dispo­nible. Retrouvez les 40 matches de légendes de la décennie 2001–2011. Un livre de la rédac­tion de GrandChelem/Welovetennis.
    Concours WLT : verdict lundi !

    Federer, Nadal, Djokovic, Safin, Sampras, Agassi… A vous la plume !

    Nous avons reçu pas mal d’écrits, 39, pour être exacts, et pris beau­coup de plaisir à vous lire. L’exercice était loin d’être aisé et il nous faut féli­citer tous ces mordus de la petite balle jaune qui sont allés jusqu’à prendre la plume pour nous faire partager leur coup de cœur. Parmi nos critères de juge­ment, pour la victoire finale, nous avons pris en compte la qualité rédac­tion­nelle, l’ori­gi­na­lité de l’angle, la construc­tion et le respect des consignes. Pour les gagnants des autres caté­go­ries, scénario original, prix du fan et les « Dauphins », il va sans dire que nous étions plus souples sur ces critères.

    Trêves de blabla : le vain­queur est l’au­teur d’un texte amusant et bien écrit, qui nous surprend par sa chute, en pied de nez. J’ai nommé :

    Roro.

    Il prend quelques libertés avec les consignes de départ, certes, mais son origi­na­lité est clai­re­ment convain­cante. Il verra donc son texte publié en Une de Welovetennis – sous son nom – demain, s’il n’y voit pas d’in­con­vé­nient. Et recevra un exem­plaire de « Grand Chelem, mon amour ».

    Le vain­queur désigné, l’on ne pouvait pas laisser dans l’ombre certaines autres figures qui nous ont fait revivre, à leur manière, leur moment d’émo­tion tennis­tique. On remar­quera qu’en­viron 40% des textes choisis portaient sur… Federer‐Djokovic, à Roland Garros 2011. 

    Les deuxièmes, les Dauphins, appelez‐les comme vous voudrez, sont :

    - Mademoiselle, avec un long texte sur Federer‐Djokovic (RG 2011) : petit hors‐sujet au début, avant de rentrer dans le match – quelques ajus­te­ments à faire, mais c’est du bon boulot.

    - Leo Salmon, avec un dythi­rambe à Federer‐Del Potro (RG 2009) : là encore, il suffi­rait de quelques retouches ici ou là… Mais l’en­thou­siasme est communicatif !

    Pour ce qui est de l’Award du scénario original, la joute a opposé Mister Bretzel, bien connu des foru­meurs, à Nate, et sa méta­phore filée guerre médié­vale plutôt rafraichissante.

    C’est Bretzel qui l’emporte. Son texte, un peu hors caté­gorie par sa longueur, a choisi l’ori­gi­na­lité dans le trai­te­ment – projec­tion en 2051 – et dans le match : Ivanisevic‐Rafter, Wimbledon 2001.

    Enfin, parce qu’elle est sympa­thique et qu’elle nous a envoyé un véri­table cri d’amour pour un certain Monsieur Federer, on décerne le prix du/de la fan – en l’oc­cur­rence, le prix Roger ! – à… Clarinette. 

    Voilà pour le débrief, mais la Rédaction adresse un grand merci à tous les autres parti­ci­pants, Erwan, Rayan, Nate, Rafa.N, Saperlipopet, Serizier, Rafa777, Camille, Gules… e tutti quanti !

    Le réca­pi­tu­latif :

    Vainqueur : Roro

    Dauphins : Mademoiselle et Leo Salmon

    Scénario original : Bretzel

    Prix Roger : Clarinette

    Pour terminer, voici quelques extraits des textes primés.

    « Le public s’embrase, brûle, mais ne se consume pas. Et comme je les comprends, toutes ces personnes qui semblent devenir folles ! Moi, je vis le match comme si j’étais sur le terrain ; mon cœur se tord, frappe, je tremble et c’est tout mon corps qui vibre au son des balles. Comme dans toute grande bataille, on décèle une pointe de drama­turgie : les joueurs ne jouent pas seule­ment au tennis, ils nous racontent aussi une histoire. Et, aujourd’hui, c’est l’histoire d’un mec qui est encore vivant et qui va le prouver au monde entier… »
    (Mademoiselle, Federer‐Djokovic – Roland Garros 2011)

    La lueur du crépus­cule est toujours la plus belle. Celle qui se couche sur la Porte d’Auteuil ce 5 juin 2009 est faible, discrète, mais inou­bliable. Sous ce ciel sans âge, le monde du tennis vient d’assister à une nouvelle page d’Histoire. Dans l’un des plus beaux tour­nois de la décennie, Roger Federer affronte Juan Martin Del Potro, afin de se quali­fier pour sa quatrième finale d’affilée à Roland Garros. La première sans Rafael Nadal.
    (Leo Salmon, Federer‐Del Potro – Roland Garros 2009)

    Décembre 2051. Le « World Tennis Finals » de Rio vient de s’achever avec un titre sans surprise du Chinois Wang face à son compa­triote Ping. Pour la seizième année consé­cu­tive, un repré­sen­tant de l’Empire du Milieu s’adjuge le trophée des Maîtres et assure, par la même occa­sion, un top 5 100% chinois. Comme de coutume, pour tous les tour­nois majeurs de l’année, je regarde ce match avec mes petits‐enfants, Jean, Martin et Caroline. Ainsi que mon fils… Roger. Et, comme de coutume, une fois la rencontre terminée, c’est vers moi que se tournent leurs regards passionnés de tennis… […] « Je vais vous conter l’histoire d’un joueur « anodin », un de ceux que l’Histoire oublie, mais qui a marqué une empreinte dans le long roman des tour­nois du Grand Chelem. Il y a remporté une des plus belles et plus surpre­nantes victoires de son temps, en marquant les esprits, mais surtout les cœurs, par l’émotion qu’il a fait vivre à des millions de gens. Tout cela, en finale du plus pres­ti­gieux tournoi : Wimbledon. » « Un ATP 250 ? Et sur terre battue ? » […] « Non, mon garçon. Wimbledon n’a pas toujours été un ATP 250, et cela fait unique­ment une quin­zaine d’années qu’il se déroule sur terre battue. Dans les années 2000, il était consi­déré comme le plus grand tournoi du monde et se jouait sur gazon, une surface qui n’existe plus. »
    (Bretzel, Ivanisevic‐Rafter – Wimbledon 2001)

    Enfin, l’ace libé­ra­teur sur la troi­sième balle de match, 13 000 personnes debout d’un bond en un ballet parfai­te­ment synchro­nisé, ce doigt tendu, l’air de dire « Alors, vous avez vu, le vieux, de quoi il est capable ? »… Le public en fusion, en ébul­li­tion totale, hurle « Roger, Roger, Roger ». Ne veut pas quitter le Central pour encore profiter, encore profiter, jouir de cet instant hors normes, je suis rincée, épuisée, couverte et cramée de coups de soleil, j’ai l’impression d’avoir couru un mara­thon… Mais, oui, je pourrai dire, un jour, à mes petits‐enfants : « J’y étais… et c’était magique ! »
    (Clarinette, Federer‐Djokovic – Roland Garros 2011)

    A propos de l’auteur

    Rémi Cap‐Vert

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.