Djokovic : « Je suis prêt »

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    Novak Djokovic entre en lice aujourd’hui, à Rome. Son adver­saire : Albert Montanes. Avant de possibles chocs face à Stanislas Wawrinka, Tomas Berdych, puis Rafael Nadal. Autant dire qu’il va vivre des jour­nées mouve­men­tées ! Mais, comme il le confie en confé­rence de presse, Novak est prêt. Le Serbe s’est vite remis de sa défaite surprise, à Madrid, face à Grigor Dimitrov. Et a pu se préparer tran­quille­ment, tout en peau­fi­nant son appré­cia­tion de la surface, dans la capi­tale italienne depuis une semaine. Une ville qui lui a réussi par le passé : vain­queur pour sa deuxième parti­ci­pa­tion, en 2008 ; fina­liste en 2009, non sans avoir écarté Roger Federer ; vain­queur en 2011, son année d’ex­cep­tion, face à Rafael Nadal, pour­tant sur sa surface ; fina­liste l’année dernière en battant, notam­ment, Jo‐Wilfried Tsonga et Federer, encore, avant de s’in­cliner contre un certain Rafa. Les ambi­tions sont là, même si les pensées, elles, sont peut‐être déjà un peu tournée vers la Porte d’Auteuil…

    Sa situa­tion actuelle

    « C’était une semaine étrange, pour moi, à Madrid. Je la regarde comme une expé­rience de valeur. Chaque défaite est aussi impor­tante que n’im­porte quelle victoire. Je dois en analyser les raisons et comprendre ce que j’ai pu vivre. Je suis arrivé ici, à Rome, mercredi dernier. Cela fait donc près d’une semaine que je peux travailler dur sur mon jeu et mon physique de manière à bien préparer le tournoi. Je n’avais pas eu beau­coup d’en­traî­ne­ment avant Madrid. J’essaie ainsi, depuis quelques jours, de rattraper le temps perdu. Et je pense être prêt, désor­mais, et capable d’être perfor­mant en prati­quant mon tout meilleur tennis. »

    Son regard sur Dimitrov et la relève

    « Dimitrov a montré toute sa force mentale contre moi, à Madrid. Il a réussi à jouer durant trois heures à un niveau très élevé. C’est super pour le tennis de voir la nouvelle géné­ra­tion percer. Il y a des jeunes joueurs, comme Dimitrov, Milos Raonic et Bernard Tomic, qui sont vrai­ment talen­tueux. Tous présentent un très grand poten­tiel et peuvent devenir des joueurs de très, très haut niveau. Ils l’ont montré, chacun, en de précé­dentes occa­sions, lors­qu’ils ont gagné face aux meilleurs joueurs. La ques­tion, c’est de savoir s’ils vont être capable d’in­té­grer le top 10 prochai­ne­ment. La compé­ti­tion est extrê­me­ment relevée. Vous ne pouvez pas vous permettre de bien jouer pendant un ou deux tour­nois, puis de mal jouer pendant deux mois. Vous devez être constant. »

    Son amour de l’Italie

    « J’aime vrai­ment beau­coup l’Italie. J’adore ce pays et sa culture. C’est assez proche de la Serbie, d’ailleurs. La menta­lité est assez simi­laire. J’ai l’im­pres­sion que l’on s’en­tend plutôt bien ! J’ai toujours reçu énor­mé­ment de soutien, ici, par le passé et j’ai toujours l’im­pres­sion d’y être comme à la maison. »

    A propos de l’auteur

    Rémi Cap‐Vert

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.