Djokovic pour l’immortalité

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    Numéro 2 mondial et porte‐drapeau de la Serbie, Novak Djokovic va vivre une expé­rience unique à Londres durant les JO. Djoko en est conscient et compte bien savourer chaque instant sur le gazon de Wimbledon. Dans une inter­view accordée à « The Tennis Space », le déten­teur d’une médaille de bronze olym­pique à Pékin est revenu sur son rôle et son ambi­tion pour ses Jeux.

    « Je vais avoir un rendez‐vous avec Jasna Sekaric (qui parti­ci­pera à ses septièmes JO et a déjà gagné 1 médaille de bronze, 3 médaille d’argent et 1 médaille d’or en tir au pistolet) parce qu’elle a beau­coup plus d’ex­pé­rience que moi en tant que porte‐drapeau du pays. Ca sera une expé­rience unique, peut‐être la seule occa­sion de ma vie d’être ici, d’être un athlète leader de mon pays avec le drapeau dans les mains. C’est un incroyable honneur donc je dois vrai­ment prendre mes respon­sa­bi­lités. Je serai très nerveux et excité en même temps, ça sera à coup sûr une de ces choses qu’on oublie jamais.
    J’ai pris un peu de temps libre pour me préparer et je n’ai pas joué le moindre tournoi. Je suis venu à Londres il y a 7 ou 8 jours et j’ai joué sur gazon depuis. Je me sens de mieux en mieux au fil des jours. 

    Je me souviens de ma médaille d’argent dà Pékin il y a quatre ans. C’était un moment très parti­cu­lier et émotion­nel­le­ment intense. Ma défaite en demi‐finale contre Rafael Nadal a été très diffi­cile à encaisser, mais lorsque j’ai gagné le dernier match pour la 3ème place et donc la médaille de bronze, c’était encore plus beau. Je pense que chaque victoire et chaque défaite est une leçon pour tous les athlètes. Tu ne peux pas être déçu, tout arrive pour une raison, il n’y a pas de hasard, tu essaies de revenir plus fort donc j’es­père que je pourrai passer au moins une étape supplé­men­taire lors de ces JO.

    J’aime l’ex­pé­rience des Jeux, j’ai vu la majo­rité des autres athlètes et ils ne peuvent pas enlever le sourire de leur visage. C’est une exci­ta­tion comme on en a nulle part ailleurs. C’est la plus grande recon­nais­sance dans l’his­toire du sport. Par le passé, quand tu gagnais aux JO, tu étais consi­déré comme immortel et tu avais une gloire éter­nelle. Je ne pense pas que les choses aient vrai­ment changé car ça signifie encore énor­mé­ment pour le monde du sport et pour les athlètes. »

    A propos de l’auteur

    Sacha Dubois

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.