Federer : « Je sens que la confiance revient »

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    Roger Federer s’est présenté en confé­rence de presse cet après‐midi à Roland Garros. Le Suisse se dit satis­fait de sa prépa­ra­tion sur terre battue. Il évoque égale­ment les chances fran­çaises de victoire Porte d’Auteuil, 30 ans après le triomphe de Yannick Noah.

    Vous avez souvent affronté Rafael Nadal. Que pensez‐vous de son niveau de jeu cette année ?

    Rafa sur terre battue, ce n’est jamais une surprise. Il est toujours à son meilleur niveau. Jamais il ne cède un match car il joue avec beau­coup de marge : il donne beau­coup d’effet à sa balle, se tient très loin derrière sa ligne et reste très concentré. Dans l’en­semble, on sait à quoi s’at­tendre et on sait qu’il va falloir jouer un très bon match contre lui pour avoir une chance. Et de toute façon, on peut quand même perdre. Ce qui est incroyable, c’est sa longé­vité et sa régu­la­rité sur terre battue. Depuis son retour, il est très, très fort. Faire 8 finales sur 9 tour­nois c’est incroyable. Je suis sûr qu’il est très heureux et très en confiance en arri­vant ici à Paris. 

    Êtes‐vous satis­fait de votre prépa­ra­tion sur terre battue et de votre niveau de jeu ?

    A Madrid, la balle est toujours diffi­cile à contrôler et les condi­tions étaient très diffi­ciles contre Nishikori. A Rome, j’avais joué 4 matches d’af­filée en session de nuit avant la finale, qui s’est jouée de jour. Le chan­ge­ment a été brusque. Cela ne se produira pas à Roland Garros. Je suis content de mon niveau de jeu à l’en­traî­ne­ment et en match. Je suis bien physi­que­ment et menta­le­ment et je sens que la confiance revient petit à petit. Aujourd’hui, je suis là où j’ai­me­rais en être avant ce grand rendez‐vous qu’est Roland Garros.

    Que pensez‐vous de votre tirage ? Vous affrontez un qualifié au premier tour.

    Il faut attendre de connaître son nom. J’en connais certains et d’autres pas du tout. Demain ou après‐demain, j’aurai les réponses à ses ques­tions pour mes deux premiers tours. C’est la seule chose qui m’in­té­resse en ce moment. […] Je dois me concen­trer sur mon jeu et mon tournoi. Cela commence par des quali­fiés que je ne connais pas.

    Cela fait 30 ans qu’un Français n’a plus gagné Roland Garros. Quelles sont selon vous les chances fran­çaises cette année ?

    Il y a beau­coup de têtes de série fran­çaises cette année, ce qui annonce que plusieurs vont faire un bon tournoi car ils évite­ront des tours diffi­ciles au début. Après ici on ne parle pas de huitièmes ou de quarts de finale, on parle d’une victoire. C’est un autre niveau. C’est compliqué surtout avec Rafa et Novak dans le tableau. Mais tout est possible. Au début du tournoi, tout le monde part de zéro. Même si je pense que c’est à Wimbledon et l’US Open que les Français ont le plus de chances, ici il y a le public. Cela avait beau­coup aidé Noah. Les Français jouent leur meilleur tennis ici en France, le fait de jouer chez eux les aide à y croire encore plus.

    De votre envoyée spéciale à Roland Garros

    A propos de l’auteur

    Pauline Dahlem

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.