Roger Federer et Indian Wells, c’est une belle histoire d’amour. Le Suisse y a remporté quatre titres, rien que ça. Cette année, il compte bien y vivre de belles choses, encore une fois. Défendre son trophée ? Pourquoi pas. En conférence de presse, il le dit et se montre rassurant : la confiance ne l’a pas quitté, son jeu non plus. En Australie, comme à Dubai, il a été satisfait de ce qu’il a produit. Mieux, il vise le long terme. Cette année constitue, pour lui, une année de transition, durant laquelle il choisit de privilégier la préparation à la compétition. Le tout afin d’être performant dans quelques années… à Rio. Aux JO. Enfin, il se réjouit du retour de Rafael Nadal. Le Majorquin lui a presque manqué…
Rafael Nadal est de retour… Tu l’as vu ? Qu’est‐ce que ça t’inspire ?
Je l’ai juste vu hier, après mon entraînement. J’étais vraiment excité de le voir à nouveau dans un stade. Nous n’avons pas vraiment eu de contacts, tous les deux, durant tous ces mois. Je pense qu’il voulait rester en‐dehors de tout ça, ce que je comprends. J’ai été super content de le voir réussir aussi bien, à Acapulco. C’est formidable de le voir jouer, ici, sur des courts en dur. J’espère pouvoir discuter un peu avec lui cette semaine.
Tu n’as plus gagné de titre depuis août dernier. Comment tu juges ton début de saison ?
Je pense avoir vraiment bien joué en Australie. A Rotterdam, j’ai été très déçu. J’ai eu le sentiment que j’aurais pu mieux faire. J’y avais tellement bien joué l’année d’avant. A Dubai, j’ai été un peu malchanceux avec ces trois balles de match ratées… Vous vous retrouvez à devoir expliquer une défaite alors que vous avec la sensation que devriez être en train de préparer la finale. Ce qui est arrivé est arrivé. Mais je joue bien. Evidemment, j’aurais espéré gagner un tournoi, mais, actuellement, je suis content de mon jeu.
Tu aimes te retrouver ici, à Indian Wells ?
J’étais un peu plus difficile quand j’étais jeune et je trouvais que cet endroit n’était pas un endroit pour moi, même s’il y avait toujours quelque chose de fun à faire. J’ai changé d’avis sur Indian Wells à mesure que le tournoi évoluait et que je vieillissais, moi, avec une famille désormais. C’est un lieu calme et superbe, c’est parfait pour des parents et leurs enfants. Les fans qui viennent sont nombreux et connaissent vraiment le tennis. Les facilités sont vraiment fantastiques, le court central est superbe, avec une atmosphère formidable. C’est un tournoi prestigieux. Tous les meilleurs y participent.
Ken Rosewall a gagné son dernier tournoi du Grand Chelem à 37 ans…
Je ne me projette pas trop, juste un ou deux ans en avant. Mais j’adorerais jouer encore sur le circuit à son âge et réaliser quelque chose d’aussi grand que lui. Chaque carrière est unique et suit son propre chemin. Je vais faire de mon mieux et tenter de profiter de cette route et du travail vers le succès. La vie sur le circuit est intense, mais j’ai la sensation que j’ai encore beaucoup de jeu devant moi. Afin de pouvoir jouer aux Jeux Olympiques, je me concentre beaucoup sur la préparation, plutôt que sur les matches. C’est l’une des raisons pour lesquelles je veux faire en sorte de beaucoup m’entraîner cette année. J’ai fait beaucoup de boulot en‐dehors du court, sur le plan physique, afin de réussir à être sur le circuit pendant longtemps. C’est l’objectif caché sous le calendrier que je me suis construis cette année, afin de m’offrir beaucoup d’options l’année prochaine.
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Publié le vendredi 8 mars 2013 à 16:00



