Pour la toute première fois de sa carrière, David Ferrer se qualifie pour les demi‐finales de Roland Garros. Pour ce faire, l’Espagnol est allé chercher une très belle victoire sur Andy Murray, numéro 4 mondial, qu’il n’avait jusqu’alors jamais battu en Grand Chelem. Score final de la rencontre : 6–4 6–7 6–3 6–2 Ferrer. Pour une place en finale, le 6e joueur mondial ira défier son compatriote Rafael Nadal.
Après ses échecs de 2005 (battu par Nadal) et 2008 (battu par Monfils) en quarts de finale, David Ferrer parvient enfin, à 30 ans, à décrocher une place dans le dernier carré de Roland Garros. Et de quelle manière ! Opposé au numéro 4 mondial, prêt à tous les stratagèmes pour faire déjouer ses adversaires, l’Espagnol n’a pas flanché, pratiquant son tennis de pur terrien du début à la fin.
Cela débute d’ailleurs très bien pour Ferrer. La première manche est accrochée, les deux hommes se tiennent au score jusqu’au money‐time, mal négocié par l’Ecossais. Ferrer saisit sa chance et breake au meilleur des moments (5−4) pour empocher le premier set (6−4). Le combat reprend sur les mêmes bases dans la seconde manche. Les échanges sont très intenses, Ferrer applique ses schémas habituels et Murray essaie de brouiller les cartes. Des amorties, des retours en mode prise de risque maximale, permettent à l’Ecossais de faire le break le premier dans ce set (4−3). Mais Ferrer revient immédiatement. Pourtant, c’est bien le Britannique qui fera la différence dans le tie‐break venant conclure ce set.
C’est alors que le match est interrompu par la pluie. Alors qu’on pensait Murray lancé vers une première victoire sur Ferrer sur terre battue, c’est bien l’Espagnol qui reprend le premier les commandes dans la 3e manche. Face à un adversaire qui peste, grimace et râle sans cesse, Ferrer ne se déconcentre pas. Sûr de son tennis, sûr de son physique, il ne se laisse pas embrouiller par les manœuvres adverses. Après une série de breaks et de débreaks, c’est logiquement l’Espagnol qui empoche cette 3e manche, 6–3.
Le plus dur est fait. Malgré un sursaut d’orgueil de Murray qui breake d’entrée de 4e manche, Ferrer revient immédiatement et creuse rapidement l’écart au score (4−1). La petite tension dont est victime l’Espagnol au moment de conclure est sans conséquences, le Britannique se montrant décidément trop inconstant.
Au final, c’est donc bien David Ferrer qui va chercher cette place dans le dernier de Roland Garros. Une très belle performance de la part du numéro 6 mondial qui semble l’un des mieux armés pour venir gêner Rafael Nadal dans ce Roland Garros. Nous verrons cela vendredi !
Publié le mercredi 6 juin 2012 à 20:45


