Henri Leconte a annoncé, via son site internet, sa prochaine collaboration avec Gaël Monfils pour le Valencia Open et le Masters de Paris‐Bercy. Une information qu’a tenu à nuancer Patrick Chamagne, l’entraîneur de Gaël, pour le site Sports.fr : l’association serait testée à Stockholm, mais Leconte n’aurait qu’un rôle de conseiller.
C’est par le biais d’un bref message sur son site officiel que l’ex‐finaliste de Roland Garros (1988) a officialisé la nouvelle : « Grande nouvelle en exclusivité pour vous : je vais m’occuper de Gaël Monfils sur les tournois de Valencia (30 octobre‑6 novembre) et de Bercy (7−13 novembre). Je vais être son coach, en parallèle avec Patrick Chamagne : je vais l’aider à préparer les grandes échéances et, vu mon expérience, ça ne peut que être bénéfique pour lui. Gaël est quelqu’un que j’aime beaucoup et qui a un potentiel énorme, un jeu atypique et beaucoup de charisme. C’est un gros challenge pour moi mais qui me fait très plaisir. »
Une officialisation un peu hâtive pour Patrick Chamagne, coach en titre de la Monf’. Joint par la rédaction de Sports.fr, il aurait affirmé : « Henri s’est enflammé. » Les choses semblent n’être pas être tout à fait comme les a décrites Leconte. « Il n’a jamais été question qu’il devienne l’entraîneur de Gaël », explique Chamagne, ajoutant qu’ »Henri, avec son expérience, pourrait être très utile à Gaël dans un rôle de conseiller ». Apparemment, leur collaboration devrait être testée au tournoi de Stockholm (17−23 octobre), avant d’envisager une association ponctuelle les semaines précédents les tournois du Grand Chelem.
Si cette nouvelle est à moitié surprenante, les errements de la communication entre les deux clans l’est un peu plus. Début juillet dernier, Patrick Chamagne expliquait au journal L’Equipe : « Si Gaël est d’accord, j’aimerais qu’Henri Leconte vienne avec nous sur un gros tournoi. Montréal, ça serait pas mal. Je suis persuadé que Gaël apprendrait un tas de choses au contact d’Henri. » Le projet semble sur le point de se finaliser plus tardivement que prévu ; encore faut‐il que les violons s’accordent.
On attend de voir quels fruits cette association ponctuelle pourra donner. Avec son expérience et son style de jeu, Leconte a certainement des choses à apporter au numéro deux tricolore, à qui l’on reproche encore souvent une forme de passivité. Reste à savoir si les messages passeront entre ces deux fortes personnalités. On se rappelle encore des mots de Guy Forget, dans notre GrandChelem 20 : « Gaël, il faut arriver à décrypter son mode de fonctionnement. […] Parfois, il n’est pas réceptif ; d’autres fois, il te teste en prenant le contre‐pied de ce que tu lui expliques… » La patience fera‐t‐elle partie des qualités d’Henri Leconte ?…
Publié le vendredi 30 septembre 2011 à 16:02



