Garcia : « Je suis inca­pable de jouer à Roland Garro »

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    C’est avec des yeux rougis par les larmes et des sanglots dans la voix que Caroline Garcia est revenue sur sa défaite au premier tour de Roland Garros face à Donna Vekic, 165e joueuse mondiale. La jeune fran­çaise explique simple­ment qu’elle n’a pas su gérer l’évè­ne­ment, restant tota­le­ment para­lysée par le stress et l’émo­tion suscitée par ce Grand Chelem parisien.

    Comment analyses‐tu cette défaite, à chaud ?
    Je ne sais pas si c’est une désillu­sion. C’est juste que je suis déçue d’être ici inca­pable de jouer au tennis. Que ce soit une fille qui est dans les 10 mondiales ou Vekic qui est une très bonne joueuse, il n’y a pas de mal là‐dessus. Cela ne dépend pas de l’ad­ver­saire, cela ne dépend que de moi et du fait que, pour l’ins­tant, je ne peux pas jouer ici. J’espère que cela chan­gera dans le futur. 

    Pourtant jusqu’à un set, un break pour toi, ça ne se passait pas si mal, non ?

    Cela ne se passait pas trop mal mais ce n’était pas non plus du tennis de très haut niveau, du tennis que je suis capable de jouer. Il y avait beau­coup de fautes de part et d’autre. Elle faisait plus de fautes que moi, du coup j’ai gagné le premier set. Ce n’était pas un match libéré. Quand elle s’est mise dans le match, je ne pouvais plus jouer. C’est comme cela. Quoi dire ? C’est comme cela. 

    Tu le sentais venir, ce stress, ces derniers jours ou c’est une fois sur le court que cela te reprend ? Aurais‐tu préféré jouer sur un plus petit court ?
    J’avais demandé à ne pas jouer sur le Central… C’est comme cela. Ils ont aussi leurs raisons de me mettre sur ce terrain. Quand on m’a dit « tu es sur le Philippe Chatrier », j’ai dit « très bien ». J’ai eu beau m’en­traîner toute la semaine dessus, cela reste que c’est diffé­rent de jouer à l’en­traî­ne­ment et en match sur ce terrain. Maintenant, je le sais, je le saurai pour l’année prochaine. L’année prochaine, mon objectif c’est le minimum. 

    Justement, en quoi ce Central est une source d’inhibition ?
    Je ne sais pas. Il est grand. Je l’ai regardé souvent à la télé. Voilà. Cela repré­sente Roland Garros. Voilà, c’est too much pour l’ins­tant de jouer sur ce terrain. L’année prochaine, je deman­de­rais à jouer sur le 9, cachée, où il n’y a personne ! Même à Jean‐Bouin !

    As‐tu déjà parlé de ce souci avec Amélie Mauresmo qui a eu un peu les mêmes problèmes que toi ici, par le passé ?

    Jamais. C’est peut‐être une idée. Après, chacun est diffé­rent. Chacun a ses problèmes et ses solu­tions. Pour l’ins­tant, je n’ai pas trouvé la solu­tion pour jouer au tennis ici. On verra l’année prochaine. 

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    A propos de l’auteur

    Pauline Dahlem

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.