
Putain 20 ans déjà. Voilà qui ne nous rajeunit pas. Oui, il y a 20 ans, le 8 juin 1997, un Brésilien totalement inconnu du grand public s’offrait le premier de ses trois trophées parisiens. Un sacre obtenu à la surprise générale alors qu’il était 66e joueur mondial. Sur sa route, le joueur auriverde fait tomber trois anciens vainqueurs Porte d’Auteuil : Thomas Muster au troisième tour, Ievgueni Kafelnikov (tenant du titre) en quarts et Sergi Bruguera en finale.
Pour fêter l’anniversaire de sa première victoire, Gustavo Kuerten sera introduit au Hall of Fame et une cérémonie est prévue avant la finale du tableau masculin dimanche. « Il y a 20 ans, mon but était de gagner un match. C’est tout ce que je voulais, rembobine Guga. C’est une histoire que l’on ne voit pas normalement. »
Au‐delà du conte de fée sportif, l’histoire de Guga est celle d’un style unique et inimitable. Look de surfeur, polo jaune et bleu, chevelure encore mythique, cri légendaire, revers à une main, Guga fait des ravages dans les cœurs parisiens. Mais ce qui frappe encore plus les esprits est sa décontraction bien brésilienne. Le gamin de 20 ans fait preuve d’une insouciance totalement folle : « Tout était nouveau pour moi. J’ai joué sans la moindre pression. Je me souviens que quand j’embrassais ma famille après la victoire, je ne me rendais absolument pas compte de ce qu’il se passait. »
Guga s’est alors forgé une côte de sympathie quasi unique dans le monde de la petite balle jaune. Djokovic l’avait d’ailleurs parfaitement résumé en déclarant que « tout le monde aimait Guga ». Difficile de le contredire. On dit que les histoires d’amour finissent mal en général. Heureusement, parfois, il existe des exceptions. Guga, on t’aime.
De votre envoyé spécial à Roland Garros
Publié le jeudi 8 juin 2017 à 16:00


