Gulbis : « Une victoire en cinq sets contre Federer est incroyable »

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    Le Letton Ernests Gulbis est revenu en confé­rence de presse sur sa victoire à Roland Garros contre Roger Federer. Très heureux de sa perfor­mance, le 17e joueur mondial espère désor­mais aller plus haut encore.

    Hier, tu ne voulais pas nous dire quel était ton plan de jeu, quelles étaient les cartes que tu avais en main ? 

    « Je ne sais pas. L’objectif était de jouer sur son revers. Je voulais jouer mon revers long de la ligne. Je voulais faire des coups le long de la ligne. C’était le schéma tactique. Il ne faut pas trop jouer sur son coup droit qui est dange­reux et qui est le plus beau du monde. C’était le plan. Le schéma a bien marché. Parfois, il fonc­tionne et d’autres fois, non. Cela a bien fonc­tionné aujourd’hui ».

    Tu as pris une pause, c’était le dos ? 

    « Oui, le dos et les ischios‐jambiers, j’étais raide. Bien sûr, je n’aime pas prendre la pause médi­cale, mais je la prends quand c’est néces­saire. Je crois que c’est la troi­sième fois que je la prends. Je ne veux pas en prendre dans le cinquième set. J’ai décidé de la prendre à la fin du quatrième set. Je n’aime pas faire cela. C’était au moment où il allait servir. Je ne voulais pas courir le risque d’une élon­ga­tion ou d’une déchi­rure muscu­laire. J’ai fait preuve de prudence. »

    Es‐tu surpris de la lassi­tude de Roger après la pause médicale ? 

    « Non, moi je ne veux pas voir les choses comme cela. J’ai fait des coups gagnants remar­quables. J’ai lâché mes coups. Je ne voulais pas avoir de longs échanges parce que je me sentais raide. Juste après le trai­te­ment médical, je ne pense pas qu’il était mou ou apathique. Je sais ce que c’est que d’at­tendre pendant trois minutes sur la chaise un joueur qui se fait soigner mais cela fait partie du tennis. »

    Tu as dit que c’était la meilleure victoire de ta carrière, pourquoi ? 

    « La plus impor­tante parce que c’est un match en cinq sets. Je me suis imposé face à lui, par le passé, mais c’était des matches en trois sets, c’est très bien pour ma confiance. Remporter une victoire en cinq sets contre Federer est incroyable, superbe. »

    Cette victoire est‐elle une surprise ? 

    « Oui, c’est une surprise quand même. À la lumière du clas­se­ment, c’est une grosse surprise, une énorme surprise et une superbe victoire pour moi. »

    Penses‐tu que c’est sur terre battue que tu peux remporter un tournoi du Grand Chelem ? 

    « C’est préma­turé. J’aime le gazon. J’aime les surfaces rapides. En fait, pour moi, c’est une ques­tion d’ac­cli­ma­ta­tion à la surface. J’ai fait un seul mauvais tournoi sur terre battue à Monte‐Carlo. En règle géné­rale, je dispute des mauvais tour­nois sur terre battue au début de la saison sur terre battue. En règle géné­rale, je me concentre sur Rome et Madrid. J’ai commencé à bien jouer cette année à Barcelone. Pour moi, cela a été très impor­tant. C’est ce que j’ai dit à Gunther : j’ai dit que je voulais me concen­trer sur les premiers tour­nois sur terre battue. Si je peux remporter un Grand Chelem, j’es­père que ce sera sur n’im­porte quelle surface. Si c’est la meilleure surface, tant mieux. Mais je ne répon­drai pas par la posi­tive à votre question. »

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    A propos de l’auteur

    Gwendal Le Priellec

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.