Imbattable Nadal

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    Si l’affiche appa­rais­sait idéale, l’issue était connue. Malgré un premier set intense, Dominic Thiem n’avait pas la solu­tion pour inquiéter Rafael Nadal. En trois sets (6−4, 6–3, 6–2) et 2h42 de jeu, l’Espagnol décroche son 11e titre à Paris, le 17e en Grand Chelem. La seule inquié­tude a été l’intervention du kiné dans le troi­sième set pour lui masser l’avant-bras gauche. Mais cela n’a rien changé. Plus que jamais, le Majorquin est imbat­table Porte d’Auteuil.

    Finalement, cette finale a été à l’image du tournoi masculin où le suspense n’a guère existé. Rafael Nadal a été trop fort, beau­coup trop fort pour le reste du monde, y compris Dominic Thiem, le deuxième meilleur joueur du monde sur terre battue. L’entame a donné le ton. Avec un coup droit dévas­ta­teur et un break réussi dès le premier jeu de l’Autrichien, le Majorquin était lancé. Néanmoins, le protégé de Gunter Bresnik a su réagir en reve­nant à 2–2 mais il était toujours en diffi­culté sur ses jeux de service où il cher­chait à forcer. Et ce qui devait arriver s’est produit à 5–4 où sur quatre fautes directes, le numéro 8 mondial a offert le premier set à l’Espagnol. Le combat était intense et la perte de cette première manche a encore plus compliqué les affaires de Thiem. Jamais dans sa carrière Rafael Nadal n’a perdu un match à Roland‐Garros après avoir remporté le premier set.

    Une « unde­cima » pour se rappro­cher de Federer

    Fort de cet avan­tage, le numéro 1 mondial réus­sis­sait une nouvelle fois le break dès le début de la deuxième manche. Bien que Thiem se montre plus constant avec 14 coups gagnants dans cette manche, Nadal conserve son avance et s’envole vers sa « unde­cima ». Scénario quasi iden­tique dans le troi­sième acte avec un break au troi­sième jeu. La seule inquié­tude est fina­le­ment venue de son avant‐bras gauche. A deux reprises, le taureau de Manacor a été massé par le kiné comme s’il avait eu des crampes. Pas de panique, cela n’a rien changé. Après 2h42 de jeu, Rafael Nadal s’impose 6–4, 6–3, 6–2 et peut lever les bras au ciel. Après ses onzièmes titres à Monte‐Carlo et Barcelone, il fait de même à Roland‐Garros et écrit encore plus l’histoire. À 32 ans et 7 jours, Rafael Nadal décroche son 17e titre du Grand Chelem et se rapproche du record des 20 titres de Roger Federer. Simplement respect.

    A propos de l’auteur

    Loïc Revol

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.