« Je veux démon­trer que je peux encore gagner beau­coup de titre »

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    Au sortir de sa défaite en finale à Shanghai, Roger Federer a accordé une inter­view à la Tribune de Genève. Le Suisse est notam­ment revenu sur la place de numéro 1 mondial détenue par Rafael Nadal ou encore son impasse sur la Coupe Davis. Il a égale­ment dévoilé son programme du début de saison 2011. Extraits.

    Certains affirment que vos plus belles années sont derrière vous. Comment réagissez‐vous à de tels propos ?

    Les médias tiennent un rôle essen­tiel sur ce sujet. Nadal a gagné les trois derniers titres du Grand Chelem. Il est clai­re­ment le meilleur aujourd’hui. Mais tous les joueurs, même Nadal, connaissent des moments diffi­ciles. Tout clas­se­ment est « fragile ». On l’a vu en juin dernier. D’un côté Nadal gagne Wimbledon, où il n’avait pas joué l’année précé­dente. De l’autre côté, je suis tenant du titre et je perds en quart. Sur le plan comp­table, la diffé­rence s’élève à 3500 points entre Rafa et moi. Et là, on se dit que Federer n’est plus dans le coup… Mais cela ne me dérange pas vrai­ment dans la mesure où les gens qui connaissent le sport savent faire la part des choses. Il est toute­fois dommage que l’on ne soit jugé prati­que­ment que sur les résul­tats dans les tour­nois du Grand Chelem. […] Mais ce n’est pas pour rien que je joue quatre autres tour­nois après Shanghai. Je veux démon­trer que je peux encore gagner encore beau­coup de titres ces prochaines années. J’ai toujours su réagir à chaque fois que l’on a parlé de moi de manière négative.


    Cette année, vous avez décidé de ne pas jouer en Coupe Davis. Un choix très critiqué…

    Ce week‐end de Coupe Davis a été pour moi aussi une horreur. J’étais à Dubaï devant le lives­core et j’es­pé­rais une issue heureuse. Je tiens à répondre aux critiques en préci­sant que j’ai toujours commu­niqué de manière ouverte avec l’équipe avant le voyage au Kazakhstan. […] Je veux encore disputer la Coupe Davis. Ma carrière va encore durer long­temps. J’ai renoncé à jouer cette rencontre‐là parce que j’avais besoin d’une pause après l’US Open. […] Il aurait été risqué pour ma santé de m’ali­gner. D’autre part, j’avais prévu depuis long­temps une phase d’en­traî­ne­ment avant Shanghai. Ces périodes de travail sont impor­tantes, égale­ment dans l’op­tique de l’année prochaine.


    Rencontrez‐vous des problèmes de moti­va­tion ? N’avez‐vous pas peur que la jeune garde vous déborde ?

    Je n’ai aucun problème de moti­va­tion. Je veux que mes filles me voient jouer à mon sommet. Elles sont encore un peu jeunes main­te­nant. Je sais que je peux encore battre, aujourd’hui et demain, les meilleurs joueurs. Je suis confiant dans la mesure où je suis en pleine santé ce qui n’était pas le cas ces dernières années. J’ai eu la mono­nu­cléose et des problèmes au dos. Je n’avais pas pu m’en­traîner comme je le souhaitais.

    Vous avez établi votre programme pour 2012 ?

    Je jouerai les mêmes tour­nois que ces dernières années. J’entamerai la saison au Qatar. Après Indian Wells et Miami, je jouerai sur terre battue à Rome et Madrid avant Roland‐Garros. Après Wimbledon, il est possible que je dispute la Coupe Davis. Mais le programme de la seconde partie de l’année n’est pas encore établi.

    L’intégralité de l’in­ter­view est dispo­nible ICI

    A propos de l’auteur

    Pauline Dahlem

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.