Le travail c’est la santé par Rafael Nadal

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    En quelques phrases rele­vées lors de ces confé­rences de presse durant le tournoi, on comprend mieux comment et pour­quoi Rafael Nadal est un joueur unique dont la « philo­so­phie » dépasse le cadre du tennis. Extraits

    Vendredi 21 Mai, confé­rence de presse d’avant tournoi.
    C’est vrai que je n’ai pas gagné l’année dernière, mais l’ob­jectif est toujours le même chaque année. Rien ne change dans les objec­tifs. Quand j’ar­rive à ce tournoi, l’ob­jectif est toujours de jouer mon meilleur tennis et d’avoir les meilleurs résul­tats possibles. Finalement, si j’étais cham­pion ou non l’année dernière peu importe.

    Mardi 25 Mai : victoire face à Mina : 6262 62

    J’ai mal joué parce que j’ai fait beau­coup de fautes. La balle ne répon­dait pas à ce que je lui comman­dais. J’ai mal joué, c’est la vérité. Je n’ar­ri­vais pas à poser mon jeu. J’ai fait des choses qui font que je n’ai pas réussi à jouer aussi bien que derniè­re­ment. Il est vrai que je suis un peu nerveux, un peu stressé. C’est le premier tour. C’est toujours diffi­cile. Il faut se reprendre, reprendre son calme et aller de l’avant.


    Vendredi 28 Mai : victoire face à Zeballos : 6262 63

    Tous les jours, chaque entrai­ne­ment, chaque match, je me concentre sur ce que je dois améliorer pour atteindre le niveau que je souhai­te­rais atteindre et l’ap­pli­quer au cours de chaque match. Pour cela, il faut être bien préparé, en entraî­ne­ment gagner de la confiance et je pense que j’ai bien travaillé pendant assez long­temps. Finalement, quand on travaille beau­coup avec la bonne atti­tude, avec une bonne moti­va­tion, au bout d’un moment, les choses se passent plutôt bien et si elles ne se passent pas de la meilleure façon, au moins, on n’a rien à se reprocher.

    Samedi 29 Mai : victoire face à Hewitt : 6364 63

    J’étais un petit peu soucieux, le temps n’était pas très bon ; le temps peut rendre un match compliqué. Je voyais les nuages, et, lorsque je suis entré sur le court, je scru­tais le ciel de temps en temps. C’était impor­tant de finir ce match. Je n’au­rais pas voulu le prolonger jusqu’à demain, j’au­rais voulu consa­crer toute une journée au repos, pour me consa­crer au travail comme il faut.

    Lundi 31 Mai : victoire face à Belluci : 6275 64

    Certains joueurs peuvent jouer relâché parce qu’ils ont un bon service. Ils peuvent dicter le jeu avec leur service mais ce n’est pas mon cas. Moi, je peux avec beau­coup plus de relâ­che­ment pendant un certain nombre de jeux mais en règle géné­rale, non. Tous les jours, je monte en puis­sance, je m’amé­liore jour après jour. La raison pour laquelle cela se produit c’est parce que je suis concentré, je suis sur le court, j’es­saie de donner le meilleur de moi‐même sur chaque point. C’est ce que j’es­saie de faire à chaque fois.


    Mercredi 2 Juin : victoire face à Almagro : 7676 64

    Je ne pense jamais en termes de revanche (NDLR : Nadal sait qu’il peut jouer Soderling en finale), je viens de disputer un match diffi­cile, et je vais aller en demi‐finale. Ce sera encore un match diffi­cile. Maintenant, quand je rentre sur le court, je ne suis pas en train de me dire : « J’ai perdu la dernière fois, c’est ma revanche ! » Je n’entre jamais avec ça dans la tête. Quand on commence à penser comme ça, ça veut dire qu’on n’est pas à 100% concentré sur ce que l’on a à faire.

    Vendredi 4 Juin : victoire face à Melzer : 6263 75

    Je pense que mon état d’es­prit et mon carac­tère jouent un rôle clef pour monter en puis­sance et revenir après une situa­tion diffi­cile. Ce qui est positif, c’est que j’ai un état d’es­prit toujours satis­fai­sant. Je vois les choses du bon côté menta­le­ment. Bien sûr, je veux m’amé­liorer, améliorer mon tennis, progresser, en ce qui concerne mes coups, ma posi­tion sur le court. La chose la plus impor­tante pour moi est de travailler dur pour être un meilleur joueur. Je pense que c’est mon arme de prédilection.


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    A propos de l’auteur

    Laurent Trupiano

    Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.