Nicolas Mahut signe la performance de la journée en dominant en 4 manches Andy Roddick. Très heureux, relax, mais aussi très précis dans ses réponses, le Français a livré ces impressions après l’un des succès majeurs de sa carrière.
Voila, enfin une belle victoire à Roland Garros !
Exactement, même si forcément ce n’était pas le Roddick numéro 1 mondial. En effet, rarement l’on peut breaker trois fois dans le même set Andy Roddick. Mais je ne veux pas minimiser ce succès, je veux rester positif.
Au fond de vous, vous espériez quand même parvenir à faire un truc à Roland Garros ?
C’est évident, en même temps, le temps jouait en ma défaveur. C’est finalement arrivé lors de ma dixième participation, à 30 ans. Lors du match, j’ai voulu aussi profiter de l’évènement, du public, de toutes ces ondes positives. D’ailleurs, j’en profite pour remercier Guy Forget et le comité d’organisation, parce que me programmer en dernier match sur le Lenglen face à Roddick, c’était plutôt un bon choix, un beau cadeau.
Ce succès a été construit grâce à votre capacité d’attaquer sans cesse...
C’est ma ligne de conduite, et j’ai décidé de rester là dessus pendant tout le tournoi. Je sais que dans mon jeu il y a des hauts et des bas, donc je ne dois jamais paniquer. De plus avec ces conditions, cette chaleur, un jeu offensif est plutôt favorisé. Avant dans ma carrière, je me posais trop de questions, maintenant j’ai vraiment décidé de jouer mon jeu, et c’est tout. Face à Roddick, je me suis aussi appliqué à agresser son revers car je sais qu’il n’aime pas ça.
C’est surement la seule façon de gagner des matches…
C’est évident. C’est ce que je me dis maintenant, peut être que j’aurai du prendre cette décision il y a dix ans (rires).
Finalement, vous faites coup double puisque vous n’aviez jamais battu Roddick ?
J’étais un peu son pigeon, j’avais toujours perdu face à lui, maintenant je vais moins roucouler dans les vestiaires ! (rires)
Cette performance peut‐elle être celle d’un nouveau départ ?
Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que finalement, dans ce sport, on peut toujours progresser et cela même quand on a 30 ans. Aujourd’hui, je me sens mieux dans mon tennis, mieux dans mes choix, après il faut juste que je sois épargné par les pépins physiques.
PS : Merci pour vos commentaires, dans le chaud de la retranscription de l’interview, je me suis trompé, il s’agissait pas de Roddick qui va cesser de roucouler mais de Nicolas Mahut. Le titre a donc été changé à mon retour du stade au desk de la rédaction à Paris, ce soir à 1H24. Merci d’accepter nos excuses. Un fil info vient d’être rédiger pour éviter une polémique inutile.
De votre envoyé spécial à Roland Garros
Publié le dimanche 27 mai 2012 à 20:22


