Milos Raonic : « Gilles est un grand joueur »

    54

    Milos Raonic a remporté l’une des plus belles victoires de sa carrière en domi­nant Gilles Simon, hier soir, à Roland Garros, 4–6 6–3 2–6 6–2 7–5, en 3h16. En confé­rence de presse, le Canadien estime avoir fait l’un des meilleurs matches de sa carrière en Grand Chelem.

    Milos, c’est l’un de tes plus beaux résul­tats en Grand Chelem ?

    Oui, sans aucun doute. J’ai réussi à me battre et à bien jouer aux moments impor­tants. Je me suis vrai­ment donné l’oc­ca­sion de gagner.

    On a l’im­pres­sion que tu es mieux dans les longs échanges sur terre, désormais…
    Oui, la diffé­rence, c’est que, même dans les longs échanges, je me dis que j’ai la possi­bi­lité de dominer, que je peux le faire Alors qu’a­vant, plus le rallye se prolon­geait, plus je recu­lais et moins j’avais d’oc­ca­sions de gagner le point. Maintenant, au contraire, je reste près de la ligne de fond, donc je garde de chances que l’adversaire.

    Qu’es‐tu pensé de ton service ?

    J’ai réussi à passer pas mal de premières balles dans le cinquième set. Heureusement, parce que pendant un bon moment, il a bien su lire mon service, j’étais trop prévi­sible. C’est n’est pas bon, car, même si je tape fort, il sait où je vais servir et il relance bien mieux, d’au­tant qu’on est sur terre battue et que ça va moins vite. Ca, il l’a très bien fait.

    Tes coaches pensent que tu as beau­coup de poten­tiel et que tu peux devenir numéro un. Tu penses que tu peux le faire ou c’est une pres­sion supplémentaire ?

    Je pense que je peux le faire, oui. Je sais que tout le monde ne le pense pas, mais, moi, j’y crois. Ce n’est pas vrai­ment une pres­sion, c’est quelque chose que j’ai au fond de moi. Dès que j’ai commencé à jouer au tennis, je me suis d’ailleurs dit que je jouais pour moi‐même. Ce sont mes objectifs.

    Comment te sens‐tu physiquement ?

    Ca va, j’ai joué cinq sets qui n’étaient pas beau­coup plus longs que la demi‐finale que j’ai jouée à Rome. Et puis, celui qui arri­vait à prendre l’avan­tage en début de set arri­vait à gagner le set. Ce n’est pas comme si chaque set prenait très longtemps.

    Qu’es‐tu pensé de Gilles Simon, aujourd’hui ?

    Gilles est un grand joueur, c’est évident. Il a fait de très bonnes choses aujourd’hui. Mais ce que j’ai réussi à faire, moi, aujourd’hui – j’y ai beau­coup travaillé -, c’est de rester près de la ligne de fond, de frapper la balle plus tôt, de ne pas reculer, de ne pas jouer trop haut. Je ne sais pas jouer haut pendant cinq sets, mais il y a certains moments où j’y suis obligé. Lui a très bien géré tout ça. Souvent, je me suis donné l’oc­ca­sion de monter à la volée, mais je les ai mal exécu­tées, c’est aussi pour ça que j’ai été rattrapé au cinquième set. Mais, dans les moments impor­tants, j’ai réussi à m’en sortir. C’est l’essentiel.

    Votre envoyé spécial en direct de Roland Garros

      Fognini : « Pas ennuyeux contre Monfils »

      Rafael Nadal se fiche des mauvais augures

      Le poids de Townsend en question

    A propos de l’auteur

    Rémi Cap‐Vert

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.