Milos Raonic a remporté l’une des plus belles victoires de sa carrière en dominant Gilles Simon, hier soir, à Roland Garros, 4–6 6–3 2–6 6–2 7–5, en 3h16. En conférence de presse, le Canadien estime avoir fait l’un des meilleurs matches de sa carrière en Grand Chelem.
Milos, c’est l’un de tes plus beaux résultats en Grand Chelem ?
Oui, sans aucun doute. J’ai réussi à me battre et à bien jouer aux moments importants. Je me suis vraiment donné l’occasion de gagner.
On a l’impression que tu es mieux dans les longs échanges sur terre, désormais…
Oui, la différence, c’est que, même dans les longs échanges, je me dis que j’ai la possibilité de dominer, que je peux le faire Alors qu’avant, plus le rallye se prolongeait, plus je reculais et moins j’avais d’occasions de gagner le point. Maintenant, au contraire, je reste près de la ligne de fond, donc je garde de chances que l’adversaire.
Qu’es‐tu pensé de ton service ?
J’ai réussi à passer pas mal de premières balles dans le cinquième set. Heureusement, parce que pendant un bon moment, il a bien su lire mon service, j’étais trop prévisible. C’est n’est pas bon, car, même si je tape fort, il sait où je vais servir et il relance bien mieux, d’autant qu’on est sur terre battue et que ça va moins vite. Ca, il l’a très bien fait.
Tes coaches pensent que tu as beaucoup de potentiel et que tu peux devenir numéro un. Tu penses que tu peux le faire ou c’est une pression supplémentaire ?
Je pense que je peux le faire, oui. Je sais que tout le monde ne le pense pas, mais, moi, j’y crois. Ce n’est pas vraiment une pression, c’est quelque chose que j’ai au fond de moi. Dès que j’ai commencé à jouer au tennis, je me suis d’ailleurs dit que je jouais pour moi‐même. Ce sont mes objectifs.
Comment te sens‐tu physiquement ?
Ca va, j’ai joué cinq sets qui n’étaient pas beaucoup plus longs que la demi‐finale que j’ai jouée à Rome. Et puis, celui qui arrivait à prendre l’avantage en début de set arrivait à gagner le set. Ce n’est pas comme si chaque set prenait très longtemps.
Qu’es‐tu pensé de Gilles Simon, aujourd’hui ?
Gilles est un grand joueur, c’est évident. Il a fait de très bonnes choses aujourd’hui. Mais ce que j’ai réussi à faire, moi, aujourd’hui – j’y ai beaucoup travaillé -, c’est de rester près de la ligne de fond, de frapper la balle plus tôt, de ne pas reculer, de ne pas jouer trop haut. Je ne sais pas jouer haut pendant cinq sets, mais il y a certains moments où j’y suis obligé. Lui a très bien géré tout ça. Souvent, je me suis donné l’occasion de monter à la volée, mais je les ai mal exécutées, c’est aussi pour ça que j’ai été rattrapé au cinquième set. Mais, dans les moments importants, j’ai réussi à m’en sortir. C’est l’essentiel.
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Publié le samedi 31 mai 2014 à 09:30



