En conférence de presse, Gaël Monfils insisté sur son état de fatigue, à l’issue de sa victoire sur Ernests Gulbis, à Roland Garros. Un discours étonnamment négatif après un tel succès.
Gaël, comment tu te sens physiquement ?
Je m’inquiète toujours autant, j’essaie de pas le montrer. Mais ce que j’arrive à faire, honnêtement, ça me surprend. J’arrive à contenir, mais je ressens une vraie fatigue. Le soir, je suis fatigué, le matin, quand je me lève, je suis fatigué… Je mets plus de temps à me déverrouiller. Mais j’essaie de gérer comme je le peux.
Tu as mis en place une méthode particulière pour gérer la courte transition entre Nice et Roland Garros ?
Non, pas de méthode spéciale pour récupérer. Ca a été du freestyle. J’ai pris l’avion, il avait 1h30 de retard, j’ai raté mon match de Ligue des Champions (NDLR : la finale Bayern Munich‐Borussia Dortmund, samedi soir), j’étais vert. Le lendemain matin, j’étais déjà ici, sur les courts. Et le lundi, je jouais.
C’était un gros, gros match… Comment tu jugerais son jeu ?
Et bien, j’ai trouvé qu’il avait un peu changé sa manière de jouer, justement. Il lâche moins de gros coups, je trouve. Il essaie beaucoup plus de temporiser. D’ailleurs, il s’est montré beaucoup plus solide qu’avant dans les rallies. Je pensais recevoir aussi des frappes plus sèches. Je m’attendais à ce qu’il craque, mais non. Il tenait, il tenait… J’ai été très surpris de la manière dont il a défendu. Il s’est vraiment bien déplacé et m’a obligé à limer, à limer.
Cette balle let, à 5–5, balle de break contre toi dans le troisième set, c’est un tournant ?
C’est de la réussite. Aujourd’hui, j’ai eu beaucoup de réussite, beaucoup de chance. Mais ça fait partie du sport. Lui aussi en a eu de la réussite, je trouve. Sur mes balles de set, notamment, il y en a une ou deux où il a pas mal de chance. On s’est rendu les coups.
Tu le connais bien, Ernests ? On vous a vu pas mal discuter pendant le match…
Oui, on est potes avec Ernests. On s’entend très bien, il m’a tout de suite parlé à la sortie du court. Là, on sent qu’on fait un bon match, on peut être un peu relax.
Berdych, Gulbis… Le plus dur est fait ?
Non, tous les jours sont durs. Pas un match en particulier. La fatigue, ça ne part pas du jour au lendemain.
Le public, ça te pousse ?
Oui, c’est formidable. Un soutien incroyable, jouer à la maison, c’est vraiment particulier. Les sentir à 100% derrière moi, comme ça…
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Publié le mercredi 29 mai 2013 à 19:58



