Nadal : « J’ai accompli beau­coup plus que ce que je pouvais imaginer »

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    Particulièrement ému lors de la remise du trophée, Rafael Nadal savoure son 11e succès à Roland‐Garros. Une « unde­cima » qui lui permet de remporter son 17e titre du Grand Chelem.

    Sur ses émotions…

    « C’est diffi­cile à expli­quer parce que cela est arrivé natu­rel­le­ment (ses larmes). Dans ma carrière, j’ai accompli beau­coup plus que ce que je pouvais imaginer. J’ai eu des bles­sures comme en début d’année à l’Open d’Australie ou Acapulco. Je n’ai pas pu jouer à Indian Wells et Miami. Je suis arrivé avec quelques doutes pour la saison sur terre battue. Je sais à quel point c’est diffi­cile de revenir après ces moments compli­qués. Alors c’est un moment abso­lu­ment incroyable. »

    Sur l’importance de Roland‐Garros…

    « Avoir une nouvelle fois ce trophée avec moi signifie beau­coup. Tout le monde sait que c’est le tournoi le plus impor­tant de l’année pour moi. Depuis ma première parti­ci­pa­tion, c’est une histoire d’amour avec le tournoi. Il ne s’agit pas seule­ment des victoires, c’est égale­ment les personnes qui travaillent ici. »

    Sur le record de 20 titres du Grand Chelem…

    « Laissez‐moi savourer celui‐ci (rire). Je suis ambi­tieux et j’ai la passion pour ce que je fais, mais je ne suis pas obsédé par les statis­tiques. Je suis très heureux de ce que j’ai réalisé. Bien évidem­ment que j’aimerais en avoir 20 comme Roger dans le futur voire plus, mais pour être honnête ce n’est pas quelque chose qui est dans mon esprit. Je joue pour mon plaisir, j’ai déjà une carrière incroyable. »

    « Le record de Federer ? Je ne suis pas obsédé par les statistiques »

    Sur le futur…

    « Si vous m’aviez dit il y a sept ans que je serais ici avec ce trophée à 32 ans, je vous aurais dit que c’était impos­sible. Le futur ne m’inquiète pas. Le tennis est une partie impor­tante de ma vie mais ce n’est pas tout. Il y a beau­coup de choses qui me rendent heureux. J’apprécie chaque jour que je passe sur le circuit. Je conti­nuerai à jouer tant que mon corps résis­tera et que le tennis m’ap­por­tera du plaisir. »

    Sur son problème à la main gauche dans le troi­sième set…

    « J’ai senti quelque chose dans ma main (gauche) et je ne pouvais plus bouger mon doigt. C’était comme une crampe qui venait du bandage (au niveau du poignet). Ça serrait un peu trop et ça ne permet­tait pas d’avoir une bonne circu­la­tion du sang. J’ai été un peu inquiet sur le moment. Mais peu à peu, je me suis senti mieux. »

    Sur la saison sur gazon…

    « C’est diffi­cile d’y penser main­te­nant. Je sors d’une saison sur terre battue qui a été longue menta­le­ment. Pour être honnête, l’an dernier j’avais l’impression de bien jouer et d’avoir une occa­sion d’aller plus loin dans le tournoi (Wimbledon). J’ai perdu contre un excellent joueur de gazon (Gilles Muller), mais j’avais joué trois bons premiers matchs. Ma prépa­ra­tion de l’année dernière avait été bonne. Je dois parler avec mon équipe et décider ce qui est mieux pour mon corps. J’aimerais jouer le maximum de tour­nois sur gazon, mais je dois checker comment se sent mon corps. »

    De votre envoyé spécial à Roland‐Garros

    A propos de l’auteur

    Loïc Revol

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.