Nadal : « Le clas­se­ment est là ! »

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    Deux titres en deux semaines : ce qu’a réalisé Rafael Nadal à Montréal et à Cincinnati est assez formi­dable. Malgré ses doutes quant à sa capa­cité à jouer sur dur, il a su répondre présent avec brio. Et se posi­tionne plus que jamais en préten­dant au trône de numéro un mondial.

    Rafa, c’était une victoire très émou­vante pour toi…

    Oui, avoir été capable de gagner deux titres d’af­filée, ça signifie beau­coup pour moi, d’au­tant que ce sont deux Masters 1000 sur dur. C’est juste incroyable d’y être parvenu ! Je n’ai jamais réalisé quelque chose comme ça durant ma carrière. J’ai été chan­ceux. J’étais près de perdre contre Roger (Federer), l’autre jour. Pas loin de perdre contre Novak (Djokovic), à Montréal. Aujourd’hui (hier), encore, c’était serré. J’ai été capable de me sortir de quelques matches très, très serrés. Aujourd’hui (hier), c’était un moment très émou­vant pour beau­coup de raisons diffé­rentes. D’abord, j’ai gagné un tournoi extrê­me­ment impor­tant, un Masters 1000. Ensuite, après tous les problèmes que j’ai vécus, j’étais très heureux de jouer deux semaines d’af­filée à un très haut niveau sur dur. Enfin, le clas­se­ment est là. Je jouais pour gagner beau­coup de points cette semaine. Je suis main­te­nant en bonne position.

    Cette année, tu as gagné plus de Masters 1000 sur dur que sur terre. C’est un peu surpre­nant, non ?
    Sur terre, nous n’en avons que trois. J’en ai gagné deux et j’ai joué un finale. Mes résul­tats ont été incroyables. Sur dur, j’en ai joué trois, j’ai gagné les trois. Ca se joue à un match, c’est tout. C’est juste une coïn­ci­dence. Il n’y a aucune doute que je suis un meilleur joueur sur terre que sur dur.

    Mais tu t’es amélioré sur dur, non ?

    Oui, j’ai progressé durant toute ma carrière. C’est vrai que gagner deux tour­nois d’af­filée sur cette surface, c’est dingue, je ne l’avais jamais fait. Mais, en même temps, je sais que j’ai déjà eu d’ex­cel­lents résul­tats sur dur par le passé lorsque j’ai pratiqué un tennis de très haut niveau. La diffé­rence, c’est que, sur terre, je n’ai pas forcé­ment besoin de jouer mon meilleur tennis pour gagner. Même en jouant sans être parfait, j’ai des chances de gagner. Sur dur, je ne peux pas me le permettre. Et c’est vrai­ment dur d’avoir la sensa­tion de jouer parfaitement.

    Comment tu te sens physi­que­ment ? Comme tu envi­sages l’US Open ?

    Pour moi, ça a été une prépa­ra­tion parfaite pour l’US Open. Je vais y penser dans quelques jours. Si vous me demandez de quelle manière je préfère débuter l’US Open, je vous répon­drai que celle‐ci est une manière parfaite. Mais, atten­tion, ça ne veut pas dire que je vais réaliser un super US Open. La seule chose que veulent dire ces deux titres, c’est que j’ai vrai­ment bien joué ces deux dernières semaines. Revenir à la compé­ti­tion après sept mois d’ab­sence, c’était forcé­ment diffi­cile sur le plan physique. Mais je me suis senti de mieux en mieux en jouant des matches, au fur‐et‑à mesure.

    A propos de l’auteur

    Rémi Cap‐Vert

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.