Rafael Nadal s’est imposé, hier, à Rome. Le Majorquin a remporté, dans la capitale italienne, le sixième titre de sa saison. Malmené durant cette semaine, il a su surmonter les épreuves, jusqu’à s’adjuger le trophée après avoir écrasé sa victime préférée, Roger Federer. En conférence de presse, il a évacué d’un geste et de quelques mots simples les projections vers Roland Garros, car il veut savourer. Pourtant, il se présentera, dans un semaine, à la Porte d’Auteuil, dans le costume de favori. Grandissime favori.
« Laissez‐moi profiter, aujourd’hui, et ne pas penser à mes adversaires (Federer ou Djokovic). Mon prochain match, c’est un premier tour. Je ne jouerai ni face à Roger, ni face à Novak, c’est sûr. Et j’avancerai pas après pas, jour après jour. Comme je l’ai toujours fait, en somme. Je ne veux pas encore penser à Roland Garros, là. Laissez‐moi profiter de cette victoire et de mon fantastique retour. J’attendrai mercredi ou jeudi pour commencer à penser à ce qu’il va se passer à Paris.
Je dis tous les jours que c’est… Si vous m’aviez dit il y a quatre ou cinq mois que j’en serai là aujourd’hui, je vous aurais traité de fous. Et, finalement, après huit tournois, j’ai gagné six titres et joué deux finales. C’est un rêve pour moi. Et je profite au maximum de ce rêve splendide. Remporter trois Masters 1000 et deux ATP 500… C’est plus que ce que je n’aurais jamais pu rêver il y a quatre mois. La seule chose que je peux dire, c’est merci pour tout le soutien que j’ai reçu, merci à mon équipe… Grâce à eux, j’ai eu la possibilité d’être ici à nouveau et de jouer pour gagner.
Peut‐être est‐ce assez, selon vous, mais, ce que je peux vous dire, c’est que, si je joue comme ça, que j’arrive à Roland Garros et que quelqu’un me bat, je lui serrai la main normalement. Je serai heureux quand même, pour la simple et bonne raison que je joue vraiment mieux qu’il y a quelques mois. Je fais les bonnes choses pour mieux jouer. Et je joue mieux. C’est aussi pour cela que je ne veux pas parler de Roland Garros : ce n’est qu’un tournoi. Et, dans un tournoi, vous pouvez perdre. Vous pouvez surfer sur une dynamique de victoires, comme je le fais là, gagner plusieurs titres d’affilée, faires toutes les bonnes choses qu’il faut… et perdre au premier tour de Roland Garros. C’est le sport. C’est le tennis. »
Publié le lundi 20 mai 2013 à 12:36



