Nadal sans pitié pour Federer

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    Ce 39ème « Fedal » de l’his­toire a été intense, mais aussi perturbé par les condi­tions clima­tiques déli­cates sur la Porte d’Auteuil. Une victoire 6–3, 6–4, 6–2 de Rafael Nadal en 2h25 de jeu qui dispu­tera dimanche sa douzième finale à Roland‐Garros.

    On l’at­ten­dait depuis mardi. Le 39ème « Fedal » nous a offert un niveau de jeu plus qu’in­té­res­sant, mais aussi un faux rythme par moments, à cause d’une météo fort capri­cieuse. Dès le début du match, le vent a commencé à souf­fler sur le Philippe Chatrier, offrant des séquences de jeu où les deux joueurs ressem­blaient davan­tage à des équi­li­bristes. Comme à son habi­tude depuis le début de la quin­zaine, Nadal a breaké le premier, pour rapi­de­ment faire la course en tête et remporter la première manche 6–3, malgré une tenta­tive de révolte de Federer. Les débats se sont ensuite équi­li­brés, avec des échanges disputés de part et d’autre. Mais le Majorquin était tout simple­ment plus fort, surtout sur les points impor­tants. A 4–3 dans le deuxième set, le Maestro a laissé passer sa chance, et a perdu sa mise en jeu dans la foulée, alors qu’il menait 40–0. Un set ronde­ment mené par le Majorquin, qui n’a effectué que quatre fautes directes dans ces condi­tions de jeu dantesque. Sur la lancée du second acte, le tenant du titre a accé­léré la sentence face à son rival de toujours. Ecoeuré, Federer envoyait même une balle en tribunes, symbole des diffi­cultés qu’il rencon­trait face à ce Nadal‐là.

    La passe de 12 pour Nadal ?

    La troi­sième manche s’est donc trans­formée en une forma­lité pour l’Espagnol, victo­rieux de son 24ème match contre Federer 6–3, 6–4, 6–2 en 2h25 de jeu. On ne pourra pas repro­cher au Bâlois de ne pas avoir tenté sa chance, mais ce Nadal était juste trop au‐dessus. Impérial en défense, son lift de coup droit a fait plier son rival au fur et à mesure des jeux. Au total, il n’aura commis que 19 fautes directes dans ce match, une preuve de la copie parfaite qu’il vient de rendre. En finale, il pour­rait affronter Novak Djokovic pour la 55ème fois de sa carrière (la sixième fois à Roland‐Garros) pour ce qui serait un énorme choc. Ou retrouver comme l’an passé Dominic Thiem, où il parti­rait comme grand favori.

    A propos de l’auteur

    Jules Hypolite

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.