Nadal, un risque à prendre ?

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    Dans une inter­view donnée à la chaîne britan­nique Sky Sports, Rafael Nadal a évoqué les prochaines semaines qui l’at­tendent. Entre opéra­tion pour éliminer l’ap­pen­di­cite qui le ronge et possible forfait pour le Masters, le taureau de Manacor a tenté de faire la lumière sur les zones d’ombre qui l’entourent.

    « Je suis blessé depuis des semaines donc ça n’a pas été une saison facile pour moi. Au final je dois me faire opérer, mais je dois le faire au bon moment. J’ai besoin de voir comment les choses évoluent et de quelle manière mon corps réagit avec les anti­bio­tiques. Après tout ce qui s’est passé ces dernières semaines, nous verrons bien. Je vais faire de mon mieux pour être à Londres mais je ne peux pas me prononcer, je ne suis pas sur de moi à 100%. »
    Voilà en substance ce que Nadal a déclaré à la Sky, il laisse donc courir le doute quant à sa parti­ci­pa­tion ou non pour le Masters de Londres. Envisageons donc les diffé­rentes possi­bi­lités que l’Ibérique a, et quelles en seraient les conséquences. 

    Pour Nadal, il est « impos­sible de se prononcer »

    Le doute est permis quant à la parti­ci­pa­tion de Rafael Nadal au Tournoi des Maîtres. Il faut savoir que l’Espagnol a deux options : en premier lieu, il se fait opérer avant Londres et devra donc déclarer forfait. Ainsi, il pour­rait avoir le temps qu’il faut pour correc­te­ment se remettre physi­que­ment puis retrouver le chemin des courts, avec l’Open d’Australie dans le viseur – rappe­lons qu’il a les 1200 points de sa finale à défendre -. Soit, seconde possi­bi­lité qui se présente à lui : il se fait opérer après le Masters et c’est là que ça devient plus problé­ma­tique. D’une part, cela lui permet­trait donc de jouer à Bâle, Bercy et Londres mais de manière extrê­me­ment empruntée, comme on l’a vu la semaine passée à Shanghai. De plus, cela lui ferait surement rater l’Open d’Australie et tron­que­rait sa prépa­ra­tion sur dur pour 2015. Enfin, élément qui prime sur le domaine sportif et qui reste la prio­rité : laisser trainer une appen­di­cite sans l’opérer – en la soignant simple­ment avec des anti­bio­tiques – n’est pas une bonne chose. Ajoutez à cela des entraî­ne­ments quoti­diens, des matches où le physique est mis à rude épreuve et du stress à forte dose : ce problème à l’ori­gine bénin peut se révéler être un véri­table cock­tail explosif. Dans tous les cas une chose est sûre, Rafael Nadal va devoir prendre une déci­sion rapi­de­ment s’il ne veut pas que son corps la prenne pour lui.

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    A propos de l’auteur

    Clement Gielly

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.