Net et sans bavures

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    On lui promet­tait l’enfer, il s’en sort en trois sets secs. Rafael Nadal a nette­ment haussé son niveau de jeu pour effacer Robin Soderling en 3 manches (6−4 6–1 7–6[3]). Il attend Andy Murray ou Juan Ignacio Chela en demi‐finale.

    Le voilà le vrai Rafa ! Vif, rapide, alerte, juste et explosif, le Majorquin réalise son premier gros match du tournoi. Comme par hasard, en quarts de finale, comme par hasard face à Robin Soderling. 

    Le break dans la poche d’en­trée de match – merci Robin -, Nadal met direc­te­ment son jeu en place. Excellent en défense, bien meilleur sur sa longueur de balle et de nouveau décisif en coup droit, Rafa étouffe litté­ra­le­ment Robin. Un Suédois qui – certes gêné par le vent – commet beau­coup trop de fautes directes pour espérer inquiéter l’Espagnol. Rapidement mené 2 sets un break, le numéro 5 mondial parvient – enfin ! – à hausser son niveau de jeu. Ses frappes, sont plus lourdes, et surtout restent dans le court. Soderling revient au score, le match s’équi­libre. Mais Nadal ne s’af­fole pas. Toujours aussi habile en défense, l’Espagnol ramène un maximum de balles, retourne très souvent l’échange et termine par un parpaing de coup droit. C’est avec ce schéma et de bonnes premières qu’il efface les trois vraies alertes de ce match, à savoir ces 3 balles de break obte­nues par le Suédois à 6–5, 3e set. Dans le tie‐break final, l’Espagnol sort son meilleur tennis pour calmer les ardeurs adverses. La puis­sance suédoise est maîtrisée, la hargne – haine ? – soder­lin­gnesque contrôlée. Rafa s’im­pose en trois sets et lance un signal fort à ses concur­rents. Cette fois il est bien là. Et son titre il le défendra. Jusqu’au bout !

    A propos de l’auteur

    Pauline Dahlem

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.