Quel retour pour la Monf’ ?

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    Absent des courts depuis sa défaite au troi­sième tour du Masters 1000 d’Indian Wells face à Dominic Thiem, Gael Monfils va faire son retour la semaine prochaine sur le tournoi ATP 250 de Munich. Blessé au tendon d’achille et au genou, le 17ème mondial a préféré faire l’impasse sur Monte‐Carlo, où il était fina­liste l’année dernière, afin d’être en pleine posses­sion de ses moyens pour monter en puis­sance jusqu’à Roland Garros. Résumé des enjeux.

    Munich, un choix judi­cieux ?
    On peut légi­ti­me­ment se poser la ques­tion si effec­tuer un retour, de surcroit après une bles­sure, sur le tournoi de Munich est un bon choix. En effet, l’organisation du BMW Open s’est amusé ce matin a publié sur Twitter des photos de bonhommes de neige ! Car il neige à Munich, les courts sont blancs et la tempé­ra­ture est de 2°. Pas sûr que ces condi­tions clima­tiques enchantent le Guadeloupéen. Le choix du tournoi d’Estoril au Portugal, qui se dérou­lera en même temps que Munich, aurait été plus censé quand on sait que la météo annonce du soleil et une tempé­ra­ture de 20 degrés … D’autant plus que le Français sera tête de série numéro 1 sur le tournoi et qu’il y aura forcé­ment un peu plus de pression. 

    Niveau sportif ?
    Cette saison, le bilan de Gael est mitigé, huit victoires pour quatre défaites, toutes sur dur, en ne battant aucun top 20. Avec le début de la saison de terre battue, on se demande où Gael va se situer sur une surface qu’il apprécie sans avoir toujours brillé sur celle‐ci, la faute souvent à des bles­sures qui l’ont empêché de faire des vraies campagnes sur l’ocre. Comme, cette surface demande plus d’efforts physiques que les autres, on peut imaginer que Gael ne sera pas tout de suite dans le bain et qu’il lui faudra certai­ne­ment monter en puis­sance avant d’atteindre un haut niveau. Le tirage au sort du tournoi de Munich nous donnera déjà de belles indi­ca­tions sur ses possibles objec­tifs en Allemagne.

    Quel tendance pour la campagne de terre
    Inscrit logi­que­ment à Madrid et à Rome où l’an dernier il n’avait pas brillé, Gaël peut espérer s’il est perfor­mant revenir au moins dans le Top 16, histoire d’être un peu protégé sur Roland Garros. On peut aussi légi­ti­me­ment se poser la ques­tion d’une parti­ci­pa­tion à l’Open Parc Rhône‐Alpes Auvergne si jamais il est en mal de matches et de repères, ou de Genève puis­qu’il connait bien la ville.

    Et Roland dans tout ça ?
    La Monf’ aime jouer en France et à Porte d’Auteuil, ce n’est un secret pour personne, et le public Français adore Gael. Cet amour réci­proque constitue un élément impor­tant sur les perfor­mances de Monfils. Trois fois quart de fina­liste (2009, 2011, 2014) et une fois demi‐finaliste (2008), il avait dû faire l’impasse en 2016 à cause de pépins physiques. On espère que ce retour, tôt dans la saison de terre battue, lui permettra d’arriver dans les meilleurs dispo­si­tions possibles à Paris.

    A propos de l’auteur

    Thomas S

    Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.