Dans un entretien d’une page complète dans le quotidien L’Equipe, Rafael Nadal revient sur ses derniers mois. Entre le sketch des Guignols sur le dopage des Espagnols, son rôle de porte‐parole des joueurs, et son tennis face à Novak Djokovic, l’Espagnol se livre.
Sur le sketch des Guignols de l’info
« Ca ne m’a pas fait rire, mais chacun son humour. Chaque pays a aussi un humour différent. L’humour français et l’humour espagnol ne sont pas les mêmes. D’un côté, j’ai compris le premier sketch, mais, en Espagne, il y a eu beaucoup trop de réactions par rapport à tout ça. Ca s’est multiplié jour après jour. Mais bon, heureusement ça c’est arrêté. [… ] Mais je crois qu’il y a surtout un problème au fond de tout ça : il y a une partie de la population qui ne sait pas du tout ce qu’est le sport professionnel. […] On doit être localisable 365 jours pars an. Pas un jour de libre ! Quand on sait tout ça, qu’on est un peu dans le milieu du sport, alors ce sketch continue à rester désagréable. […] Je n’accepte pas qu’on m’étiquette « dopé » alors que, depuis que j’ai sept ans, j’ai travaillé des milliers d’heures chaque putain de jour ! Au bout d’un moment, ça me fatigue. »
Sur son rôle de porte‐parole des joueurs
« Quand je m’implique dans quelque‐chose, je le fais à 100%. En ce qui concerne le calendrier, je pense que 90% des joueurs sont d’accord sur le sujet. Il est trop chargé, il y a trop de blessures. J’aime le tennis, j’aime la compétition et je ne veux pas me retirer à 27 ou 28 ans, personne ne le veut. […] J’ai perdu un peu trop d’énergie dans tout ça, c’est sûr, mais je pensais que les gens qui nous représentaient à l’ATP n’accomplissaient pas leur devoir. »
Sur son « meilleur ennemi, Novak Djokovic »
« Je dois améliorer mon tennis de façon globale pour avoir plus d’options contre Djokovic, mais je ne suis pas obsédé par qui que ce soit. Je pense moi bien avant de penser à Novak, à Federer, à Murray ou à Ferrer. Le matin, je me lève pour essayer d’être meilleur que la veille. […] Novak est dans une forme spectaculaire, mais je suis passé près de la batte en Australie… […] Et les solutions sont là (il désigne son cœur), pas là (il pointe son index vers l’extérieur). »
Sur Roland Garros
« Si on me demande lequel des mes titres signifie le plus entre 2005 et 2011, la réponse pourrait être 2005, parce que le premier, c’est toujours spécial. Mais en fait, non, parce qu’avec l’expérience, les difficultés, les blessures, les défaites douloureuses, les bons moments et les mauvais vous prenez mieux conscience de combien c’est dur de gagner à nouveau. [… ] A chaque fois que j’arrive à Roland Garros, le premier sentiment, c’est la nervosité… »
Retrouvez l’intégralité de l’interview dans L’Equipe du jour (20÷03÷12), en vente dans tous les kiosques.
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Publié le mardi 20 mars 2012 à 14:11


