Aravane Rezaï a grandi. Et cela se sent et se voit en conférence de presse d’après‐match. Extraits.
Ce match est vraiment une bonne entrée en matière…
Oui je suis contente de ma performance. Comme je ne connaissais pas son jeu, j’ai d’abord essayé de comprendre sa tactique, ses points faibles. Une fois que j’ai compris, j’ai pu mettre mon jeu en place.
Il y a eu déjà beaucoup d’émotion ?
C’est vrai, et je dirais que ma préparation avant le match m’a énormément aidée. On joue aussi au haut niveau pour vivre ses moments. J’aime cette pression et je me sens capable de la gérer. Quand on se rappelle tous les sacrifices que l’on a fait pour en être là, on ne peut que positiver et se dire que cette énergie est bénéfique.
Tu peux nous en dire plus ?
Non, c’est un secret, et je ne veux pas que les autres joueuses le sachent.
En ce moment, tu es énormément sollicitée, est‐ce que c’est facile à gérer ?
J’essaye de rester dans ma bulle, je ne lis pas les journaux, je me concentre sur ma préparation. Même si j’ai gagné à Madrid, tout recommence à zéro ici.
D’ou vient ce cri à chaque frappe ? (elle a une extinction de voix)
En fait, depuis toute petite j’ai crié. Quand je m’entrainais dans le quartier de La Métare à Saint Etienne, il y avait beaucoup de monde autour du court et notamment des jeunes qui se moquaient de moi. Du coup, j’avais arrêté…avant de reprendre quand on m’a expliquée que cela faisait partie de mon tempérament, que c’était important.
Publié le dimanche 23 mai 2010 à 17:19



