La finale France‐Suisse n’a pas été seulement celle d’une affaire Tsonga et du sacre de Roger Federer, elle a aussi été malgré tout une formidable fête du tennis avec de vraies réussites et quelques petites imperfections. Résumé en 5 faits très précis.
Le froid, ou pas..
Comme le message avait été bien diffusé en amont de la finale, tous les supporters et surtout ceux qui étaient placés très haut dans le stade sont venus équipés avec des doudounes et autres vêtements de ski. De plus le système de chauffage mis en place pour la « corbeille » garantissait une chaleur au delà des carrés VIP. Au final, un temps à l’extèrieur plutôt agréable a permis aussi à la salle de ne pas être un frigo. A noter aussi que la différence entre une salle pleine et une salle vide est absolument dingue puisqu’on a eu l’occasion de comparer lors des entraînements du mercredi et du jeudi. Ceci dit, il faut aussi ici féliciter l’initiative des packs supporters avec notamment un précieux plaid bleu qui a été fortement utilisé.
Bleu ou rouge
Il suffisait de se renseigner un peu pour savoir que la Suisse possède un club de supporters de plus de 2300 membres. Le président de la fédération nous avait confié, que les fans suisses étaient plutôt « fous » et qu’ils allaient venir en force. Nous n’avons donc pas été étonnés de les voir squatter les tribunes avec un effet d’optique qui nous laissait penser qu’ils étaient chez eux. Là, il y a eu un petit couac il faut le reconnaître. Heureusement, le club France a trouvé la parade le samedi avec des t‑shirt bleu. Après, il est vrai que la communication autour de l’idée de venir en bleu aurait pu être mise en place bien en amont comme cela avait été le cas avec la température du stade.
La Coupe Davis respectée
La France aime cette épreuve, et quoi que l’on dise, la France avait tout mis en place ce week‐end pour l’honorer. D’abord avec le choix de cet écrin, et puis avec la mise en scène proposée. Entrée des joueurs comme de vrais stars, musique, scénographie, éclairage, concerts, du vrai bon boulot, avec en plus à la clé un record historique de spectateurs (27 448). On a ici souvent crtiqué la capacité de la fédération à être créative, rapellons‐nous l’épisode de la vente des billets. Force est de reconnaître que la copie rendue pour l’organisation de cette finale honore la compétition. Rien à voir par exemple avec la scène surréaliste des Serbes se rasant la tête à Belgrage en 2010.
Roger, soutenu mais pas trop
Là encore c’était un risque mais les supporters ont été assez exemplaires. On regrette juste que notre kop ait été souvent dépassé par la puissance des cloches et par la foule helvétique. De plus placé à côté des Suisses, presque avec eux, la notion du duel entre les différents groupes de supporters dans les tribunes a vite été oubliée au profit d’une liesse générale mise à part sur les quelques temps forts des Bleus.
Plus jamais..
Difficile de se remettre à rêver à une finale aussi grandiose que ce France‐Suisse. Et, il faudra beaucoup de temps avant de revivre un moment de tennis devant autant de spectateurs. A moins que tous ensemble, on se donne rendez‐vous à nouveau à Lille. Pour cela on est tenté de dire qu’il ne nous reste que maximum trois ans. Y revenir pour s’y imposer ce serait un beau symbole.
Publié le mardi 25 novembre 2014 à 09:24



