Roger Federer : « Me mettre dans la bonne direction »

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    Roger Federer entre en lice cet après‐midi, à Doha, face à Nikolay Davydenko. Le Suisse se réjouit de passer aux choses sérieuses.

    « Ca va être deux mois inté­res­sants, pour moi, parce que je vais beau­coup jouer », a‑t‐il expliqué en confé­rence de presse. Engagé à Doha, à Melbourne, en Coupe Davis, à Rotterdam et à Dubaï, il compte sur ces prochaines semaines pour se mettre sur les bons rails. « J’espère pouvoir tenir physi­que­ment. L’idée, c’est de me tracer une bonne route, dès main­te­nant, de manière à me mettre dans la bonne direc­tion pour plus tard, quand les choses vont s’en­chainer vrai­ment, avec Roland Garros, Wimbledon, les Jeux Olympiques et l’US Open. Ca va être la clef ! » Les débuts d’année permettent rare­ment de tirer des conclu­sions pour la suite de la saison, mais sont souvent le prolon­ge­ment de la prépa­ra­tion hiver­nale, l’oc­ca­sion de modi­fier certaines petites choses en situa­tion de match et de trouver un rythme en vue des infer­naux mois d’avril‐mai‐juin et de ce bouillant été 2012. Nul doute qu’un Roger Federer sait ce qu’il a à faire dans ces conditions‐là.

    « J’espère pouvoir tenir physi­que­ment »

    Mais le tennis est un sport qui se joue à deux… Depuis un an, à ce jeu‐ci, c’est Novak Djokovic qui sort quasi toujours vain­queur. Pour Roger Federer, le Serbe va encore être, en 2012, l’homme à battre. « Djokovic a été, sans aucun doute, le joueur le plus constant l’année dernière et il donne l’im­pres­sion d’être en bonne forme de nouveau », affirme‐t‐il. Difficile de nier ces propos après l’avoir vu se balader à Abu Dhabi et, surtout, se dire surpris de sa forme à ce moment de la saison. « C’est évident que Djokovic va de nouveau être sous le feu des projec­teurs », continue Roger, « suivi de près par les médias, mais aussi les joueurs ». Lui‐même en sait quelque chose, ayant vécu dans la peau du lièvre de 2005 à 2008. « Ca va être inté­res­sant de voir qui va faire le meilleur départ, cette saison. » « Intéressant », oui, de voir évoluer Novak dans ce rôle à pres­sion, de repré­sen­ta­tion, de le voir gérer de poten­tielles défaites face à ses concurrents…

    « Vous devez jouer votre meilleur tennis contre les meilleurs joueurs dans les gros matches, mais un bon match ne suffit pas », conclut le Suisse. « Le clas­se­ment mondial se construit sur les 365 jours de l’année… Vous devez être constant ! » La « constance », comme toujours, le nerf de la guerre et ce qui fait la diffé­rence entre le bon et le très bon. La « constance », qui passe, déjà, par une victoire, tout à l’heure, face à Nikolay Davydenko.

    Federer‐Davydenko : un clas­sique à 15–2
    Le blog de la rédac’ > Roger Federer, le meilleur pour la fin

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    A propos de l’auteur

    Rémi Cap‐Vert

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.