Shocking Wimbledon : Federer, le coup d’arrêt (7÷8)

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    À moins d’une semaine de Wimbledon, WeLoveTennis a décidé de vous faire revivre les 10 plus grosses surprises qui ont boule­versé ce tournoi légen­daire. Comme toute sélec­tion, il a fallu faire un choix, qui a été diffi­cile, et vous trou­verez sûre­ment d’autres moments qui ont compté dans l’histoire du All England Club. Victoire surprise, début d’une ère, ou défaite cuisante, chaque événe­ment choisi a parti­cipé un peu plus à la renommée du plus pres­ti­gieux des Grands Chelems.

    Le contexte

    L’édition 2013 à Wimbledon est à la fois chao­tique et magique pour les orga­ni­sa­teurs de Wimbledon. Magique car enfin, le succes­seur de Fred Perry est arrivé. Catastrophique car les favoris tombent les uns après les autres notam­ment Rafael Nadal dès le premier tour. On pensait avoir tout vu. Pas du tout ! Au deuxième tour, Roger Federer, tenant du titre et septuple vain­queur, est défait par Sergiy Stakhovsky ! Un cataclysme. 

    Le fait

    Deux jours après Rafael Nadal, battu dès le premier tour par Steve Darcis, Roger Federer prend la porte dès le deuxième tour ! Oui, cette journée du mercredi 26 juin 2013 fera date. Après 36 quarts de finale consé­cu­tifs en Grand Chelem (un record), le Suisse est sorti par le modeste 116eme mondial à l’époque en quatre manches, 7–6 6–7 7–5 7–6. L’Ukrainien a réalisé un match exem­plaire où il a été porté vers l’avant avec pas moins de 96 montées au filet ce jour‐là ! L’actuel protégé de Fabrice Santoro avait même réalisé 76 coups gagnants pour seule­ment 17 fautes directes ! Autrement dit, une victoire qui ne souffre d’au­cune contestation. 

    Ce qui a changé

    Cette défaite a été vécue comme un véri­table cata­clysme. Imaginez, Roger Federer restait sur 36 quarts de finale consé­cu­tifs en Grand Chelem, record absolu. La dernière fois que le Bâlois avait été battu avant les quarts de finale remon­tait à Roland‐Garros 2004, avec une sortie de route au troi­sième tour contre Gustavo Kuerten. Sergiy Stakhovsky réali­sait de son côté son « Grand Chelem » puisque le tournoi londo­nien était le seul où il n’avait pas atteint le troi­sième tour. Chose faite et de quelle manière. 

    A propos de l’auteur

    Simon Cardona

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.