
Aucune inquiétude pour Rafael Nadal en ce premier tour de Roland Garros 2016. Le nonuple vainqueur du tournoi est apparu serein et concentré face à un adversaire complètement à côté de la plaque.
Le suspense aura duré deux jeux. Dès le premier break réalisé par Rafael Nadal à 1–1, Sam Groth a commencé à râler, à baisser les épaules… et s’est résigné, tout simplement. Il n’y a jamais cru, et pour être tout à fait honnête le court Suzanne‐Lenglen – et nous – non plus. Trop irrégulier dans l’échange, l’Australien craquait à chaque fois que l’Espagnol remettait son service en jeu. Sa seule arme, véritablement. Mais avec presque autant de double‐fautes que d’aces (9÷10), Groth n’a même pas pu compter là dessus.
Nadal sérieux
Difficile donc de tirer un quelconque enseignement de ce match sur l’état d’esprit du Majorquin en ce début de quinzaine parisienne. Pour son premier tour, on l’a vu concentré, sérieux et appliqué, certes. Mais on le serait à moins. L’Espagnol a géré du début à la fin, a remis la balle dans le court et puni son adversaire à chaque occasion. Il faudra un test autrement plus difficile pour juger de sa forme et de sa sérénité dans les moments chauds. Reste qu’il a fourni dans ce match une copie très propre : 24 coups gagnants pour 3 fautes directes, et 84% de première balle.
Publié le mardi 24 mai 2016 à 14:42


