Au cours d’un bras de fer où la puissance a été, comme prévu, au rendez‐vous, Robin Söderling a finalement dominé en 5 manches Fernando Gonzalez. Il faut maintenant envisager l’impensable, à savoir une victoire sur la terre battue parisienne du joueur suédois.
Il s’agenouille, met la tête dans ses mains. Borg l’avait fait avant lui, Robin propose un remake. Un remake qui n’a rien à voir avec celui de son glorieux ainé. Aujourd’hui, sur le Central, point de lift lent et nonchalant, mais des frappes sèches, à plat et un service de feu. On ne change pas une tactique qui fonctionne, c’est bien connu. D’entrée, Robin s’est imposé comme le patron du court, trouvant souvent le revers du Chilien. Un revers qui, à ce niveau, est un vrai handicap et une roue de secours en cas de pépin sur un échange pour l’adversaire. Les deux premiers sets en poche, Robin n’est alors pas passé loin de boucler le duel en trois manches. Mais Fernando est un combattant, il s’est donc accroché comme il sait le faire et l’a déjà prouvé par le passé. Trouvant quelques solutions, alors que Robin baissait légèrement pavillon, Fernando est revenu dans le match. On pensait même le Suédois un peu perdu quand il concéda sur le fil la 4ème manche, avant de se faire breaker au début du set décisif. Moins fringuant, prenant peut‐être conscience de l’événement (NDLR : on va le savoir en conférence de presse), Söderling semblait lâcher prise. Enfin, presque, car à 2–4, il se réveillait, repartait à l’abordage, débreakait, confimait, puis breakait à nouveau pour servir pour le match. Quatre jeux de suite et une place en finale de Roland Garros, la Suède a trouvé le digne successeur de Thomas Johansson, dernier suédois à avoir gagné un tournoi du Grand Chelem.
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Publié le vendredi 5 juin 2009 à 17:03



