Stan est un animal sacré

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    Le Suisse a réalisé une finale abso­lu­ment épatante. Vainqueur du numéro 1 mondial Novak Djokovic en 4 manches (4−6 6–4 6–3 6–4), Stanislas Wawrinka confirme son talent. Toujours porté vers l’avant, cher­chant sans cesse le coup qui fait mal, il a su dominer un Novak fina­le­ment trop atten­tiste et surtout trop défensif. C’est le deuxième titre du Grand Chelem pour le Suisse après celui remporté en 2014 en Australie.

    Depuis le début de la saison, Novak Djokovic domi­nait la planète du tennis, et ce dimanche avant de rentrer sur le court il était l’im­mense favori. En face, Stan arri­vait Porte d’Auteuil avec des perfor­mances plutôt déce­vantes comme par exemple sa défaite en quarts de finale chez lui à Genève face à Delbonis la semaine précé­dent le tournoi. Mais au fil de cette quin­zaine ocre, Stan est monté en puis­sance avec en point d’orgue son match face à Federer en quart de finale et bien sûr cette finale d’anthologie. 

    Lors de ce duel, il faut bien souli­gner que Stan a fait la diffé­rence car il a toujours cherché la solu­tion. Il n’a jamais voulu subir, et même si le début de match était à l’avan­tage du Serbe, le Suisse trou­vait de plus en plus la faille. En coup droit, très souvent long de ligne, tout comme en revers, Stanislas commen­çait à mettre la main sur la rencontre et rempor­tait logi­que­ment la deuxième manche (6−4) ce qui provoqua une petite colère du Serbe qui cassait sa raquette de rage.

    Le troi­sième set comme d’ha­bi­tude allait être le point d’in­flexion, et le Suisse main­te­nait le cap en conti­nuant son festival de points gagnants (60 sur la rencontre!). Cela payait alors qu’en face Novak ne chan­geait toujours pas de tactique (6−4).

    Au début du 4ème, Stan subis­sait alors physi­que­ment les contre coups de cette ébauche d’énergie, très vite breaké il était rapi­de­ment mené 3 à 0. Mais le Serbe ne parve­nait toujours pas à enfoncer le clou pire il se faisait rejoindre (3−3). Le match conti­nuait alors d’aug­menter en inten­sité, et les deux joueurs offraient un spec­tacle incroyable. 

    Le Suisse ne lâchait toujours pas la pres­sion et c’est bien lui qui conti­nuait à mener les débats. Presque logi­que­ment il brea­kait à 4 partout avant de tenir le coup lors d’un dernier jeu insoutenable. 

    C’est sur sa deuxième balle de match que Stan concluait les débats, rempor­tant ainsi son deuxième titre du Grand Chelem. Deux finales, deux victoires, un bilan incroyable pour le Suisse qui malgré ses trente ans peut encore espérer en remporter d’autres, surtout s’il joue à ce niveau.

    A propos de l’auteur

    Geroges Parlux

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.