Jo Wilfried Tsonga est revenu sur cette journée plutôt mouvementée.
Jo‐Wilfried, il y avait le feu à la maison, vous avez éteint en partie l’incendie…
J’en ai éteint une partie seulement. Il va falloir que l’on soit solide demain en double, que l’on ramène ce point qui va être décisif. On va essayer de passer une bonne nuit et de revenir demain avec de bonnes résolutions.
Comment avez‐vous abordé votre match, sachant que Gaël avait perdu la première rencontre ?
Je l’ai abordé comme d’habitude. Je suis entré sur le terrain pour faire la guerre à mon adversaire. Je lui ai montré d’entrée que ça allait être compliqué. J’ai essayé d’imposer mon physique et ça a marché.
Avez‐vous été touché par la défaite de Gaël ?
Oui, un peu quand même. J’aurais préféré qu’il s’en sorte. Ca m’aurait permis d’avoir une chance d’être en vacances dès samedi soir. Malheureusement, il ne s’en est pas sorti. Il va falloir que l’on fasse très, très attention. Les Néerlandais sont de bons serveurs, ils volleyent très bien. Donc, en double, ce sera difficile.
Vous avez assisté à une partie du match de Gaël. L’avez-vous reconnu ?
Il a été un peu surpris par le niveau de jeu de son adversaire. Et puis, il est tombé dans les travers de la Coupe Davis. Cette épreuve pompe beaucoup de jus nerveusement. Je pense qu’il s’est un peu entamé en début de match, et ça lui a coûté cher sur la fin.
Que vous a‑t‐il dit dans les vestiaires ?
Pas grand‐chose. J’ai essayé de ne pas trop le croiser, car il n’était pas dans le bon état d’esprit après son match. J’ai préféré rester dans mon truc. Mais ce soir, je vais essayer de lui remettre la tête à l’endroit.
A‑t‐il été rattrapé par l’importance de l’événement ?
Je ne sais pas. Mais il est certain que la Coupe Davis est une épreuve à part. Ce n’est pas comparable avec les Grands Chelems ou les autres tournois. La Coupe Davis a joué son rôle, comme d’habitude. La façon d’aborder son premier match en Coupe Davis est primordiale. Soit tu le comprends tout de suite, soit tu as besoin de vivre une expérience comme ça pour te dire : « Effectivement, c’est très différent des autres tournois. »
Cela vous oblige à jouer les trois matches. Rassurez‐nous. Vous vous sentez bien physiquement ?
Oui, je suis bien physiquement. Moi, j’ai un rallye ! On est désormais dans une position où ça va reposer sur moi, et sur « Mika ».
Justement, comment voyez‐vous ce double avec Michaël Llodra ?
Je me sens bien avec « Mika ». Il m’apporte pas mal en double. Il est toujours de bon conseil. Je vais également lui apporter quelque chose de nouveau. J’ai un style de jeu différent des joueurs avec lesquels il a évolué dans le passé. Je suis peut‐être un peu plus « punchy ». Je vais lui offrir davantage de balles faciles sur mes services. Attention, je ne veux pas dire que Fabrice (Santoro) et Arnaud (Clément) ne servent pas fort.
C’est un beau challenge maintenant de vous dire que si vous gagnez vos deux prochains matches, la France est sauvée…
Le fait de pouvoir ramener les trois points de mon équipe est un challenge qui m’excite…
Publié le vendredi 18 septembre 2009 à 21:56



