« Un très grand Monsieur »

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    L’émotion et la tris­tesse sont immenses en ce dimanche. L’annonce du décès du Patrice Dominguez nous touche tous. Le tennis, mais surtout le sport fran­çais, perd l’un de ses plus beaux repré­sen­tants. De nombreuses person­na­lités ont tenu à lui rendre un vibrant hommage.

    Henri Leconte (Le Parisien)

    « Aujourd’hui je suis triste, on est tous tristes, glisse le fina­liste de Roland‐Garros 1988. J’ai une pensée pour Cendrine (la femme de Patrice Dominguez) et les enfants. C’était un pote, un homme avec un grand cœur, un passionné. Et pour moi avant tout un ami et un coach. J’ai fait mes deux plus belles saisons avec lui en 1985 et 1986. Il m’a beau­coup apporté au niveau tactique, en tant que gaucher comme moi, mais aussi au niveau tech­nique, dans la déter­mi­na­tion et le travail. Pour moi il est toujours là, même s’il est parti aujourd’hui. Il touchait à tout et il était bon dans toutes les fonc­tions qu’il a occu­pées. C’est aussi un précur­seur, en tant qu’an­cien sportif devenu consul­tant. Il a ouvert la voie à beau­coup d’autres, dont moi. J’étais au courant qu’il avait eu un grave ennui de santé il y a un an et qu’il suivait des trai­te­ments depuis. Il nous manque déjà. »

    Francis Truchi, co‐directeur du Masters 1000 de Monte‐Carlo avec Patrice de 2000 à 2004 (Monte‐Carlo)

    « Mes premières pensées vont à sa famille. Je perds un ami avec lequel j’ai partagé cinq années de direc­tion de tournoi. Patrice était un sportif de très haut niveau, qui a réussi une recon­ver­sion remar­quable après sa carrière de joueur. De par son dyna­misme, son enthou­siasme et son grand sens de la commu­ni­ca­tion, il avait apporté un élan nouveau au Monte‐Carlo Rolex Masters, devenu un rendez‐vous incon­tour­nable accueillant chaque année les meilleurs joueurs mondiaux. Il a toujours été proche des joueurs, de leurs attentes, de leurs requêtes.… C’est une grande perte aussi pour le tennis, car il était un très grand Monsieur. »

    Zeljko Franulovic, direc­teur du Masters 1000 moné­gasque (Monte‐Carlo)

    « Un ami dans la vie, un adver­saire sur les courts et un immense profes­sionnel du tennis, comme joueur d’abord, comme diri­geant, homme de médias ensuite et bien sûr comme direc­teur de tour­nois. Il avait une vision moderne et convi­viale du tennis. Une énergie, une déter­mi­na­tion et une connais­sance unique. Nous sommes extrê­me­ment peinés ce dimanche. »

    Manuel Valls (Twitter)

    Arnaud Clément (Twitter)

    Gaël Monfils (Twitter)

    Arnaud Di Pasquale (Le Parisien)

    « C’est un expert comme il en existe peu. C’était un amou­reux avec une connais­sance précise, tech­nique, tactique. Il est toujours resté à la page. Ces dernières années, j’ai appris à le connaître alors que je le connais depuis l’âge de 12 ans. Nous avons échangé sur le poste de DTN. A chaque fois, il m’en­cou­ra­geait. C’était quel­qu’un de plutôt rassu­rant. Il n’était jamais dans le jugement. »

    Richard Gasquet (Twitter)

    Jo‐Wilfried Tsonga (Twitter)

    Thierry Braillard (Twitter)

    Fabrice Santoro (RMC Sports)

    « Patrice était un homme extrê­me­ment intel­li­gent, brillant. Il a réussi tout ce qu’il a entre­pris dans sa vie, aussi bien en tant que sportif de haut niveau, capi­taine de l’équipe de France, numéro 1 fran­çais ou direc­teur tech­nique national. Ensuite, il avait réalisé une recon­ver­sion formi­dable dans les médias. Mais au‐delà de ce parcours, c’était surtout une personne que j’aimais beau­coup. C’était un peu comme un deuxième père. J’étais avec lui encore, hier soir. J’ai pu lui dire au revoir et c’était un moment très, très émouvant. »

    Julien Benneteau (RMC Sports)

    « C’est un grand monsieur du tennis et un amou­reux de ce sport. Il a rendu hommage à ce sport tout au long de sa carrière. D’abord en tant que joueur en étant numéro 1 fran­çais, joueur de Coupe Davis, ensuite il est devenu entraî­neur, capi­taine de Coupe Davis, DTN, consul­tant radio spécia­le­ment pour le tennis et direc­teur de tournoi. On peut vrai­ment dire qu’il a contribué à promou­voir ce sport de toutes les manières, avec toujours une grande géné­ro­sité, qui était un peu sa marque de fabrique. Il a été DTN pendant que j’étais sur le circuit ATP, donc de temps en temps, on était amené à échanger. Quand je jouais ses tour­nois, à Monte‐Carlo avant puis à Montpellier, on parlait de tout. C’était, à chaque fois, un réel plaisir de pouvoir échanger avec lui sur ces sujets. J’ai une énorme pensée pour son épouse et ses enfants car c’est à eux qu’il faut penser maintenant. »

    A propos de l’auteur

    Loïc Revol

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.