Francesca Schiavone et Na Li s’affrontent en finale de Roland Garros ce samedi. Une affiche inédite, totalement imprévue entre deux joueuses d’expérience. Et si cette année, la finale dames était belle et pleine de suspense ?
Francesca Schiavone, 30 ans, 5e joueuse mondiale, se retrouve de nouveau en finale de Roland Garros. Son titre surprise l’an dernier en avait surpris plus d’un. Elle la première. Il y a quelques semaines, l’Italienne avouait même ne pas vouloir penser à la défense de ce titre, synonyme de points à défendre, donc d’une bonne dose de ‘une force mentale d’exception face à Jankovic et Pavlyuchenkova. Malmenée par le Serbe puis complètement dépassée par la Russe – qui menait 6–1 4–1 – l’Italienne a tout donné pour passer ces deux obstacles. En demi‐finale, bien remise de ses efforts précédents, la tenante du titre a su emberlificoter une Marion Bartoli pourtant en confiance. Entre chips, chops, amortis, volées, et autres lifts, l’Italienne a tout utilisé pour venir à bout de ses adversaires cette quinzaine. Une variété de jeu qui sera sa force principale aujourd’hui face à Na Li.
Na Li justement. 30 ans, 7e mondiale, elle dispute sa première finale à Roland Garros, la deuxième en Grand Chelem cette année après celle perdue face à Clijsters en Australie. Joueuse d’expérience dotée d’une puissance et d’une régularité remarquables, la Chinoise a successivement éliminé Zahlavova Strycova, Soler Espinosa, Cirstea et surtout Kvitova, Azarenka puis Sharapova. Soutenue par tout son pays, la nouvelle petite fiancée de la Chine voudrait offrir un premier titre du Grand Chelem au tennis chinois. « Il faut que je fasse mieux mon boulot pour qu’il y ait plus de gens encore qui s’intéressent à mon tennis » dit‐elle. « Je ne sens pourtant jamais la pression. C’est juste qu’il y a beaucoup de gens qui me soutiennent, qui me poussent et j’aime cela ».
Face à Schiavone aujourd’hui, la Chinoise devra jouer long, fort et dans tout les coins du court. Le tout en commettant un minimum de fautes. En face, l’Italienne lui opposera sa mayonnaise habituelle, faite de variations, de montées au filet, de lifts profonds et d’autres amortis.
Avec ces deux joueuses d’expérience – qui en sont à 2–2 dans leur confrontations – le match pourrait être serré, long, intense et peut‐être même à suspense. Après plusieurs finales dames expédiées à Roland (on se souvient des Henin – Ivanovic, Kuznetsova – Safina), on tient peut‐être cette année une vraie affiche. Une affiche pleine de fraîcheur.
Publié le samedi 4 juin 2011 à 11:15



