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Dodin, dindon de la farce ?

Océane Dodin, qui avait été sélec­tionnée suite au forfait pour bles­sure de Caroline Garcia, a décliné sa sélec­tion ce lundi. La Nordiste risque gros depuis les nouvelles règles mises en place par la Fédération fran­çaise de tennis. Son cas passera en commis­sion des litiges où elle peut être dure­ment sanc­tionnée. Après l’épi­sode Garcia, et celui de Tsonga, le week‐end de Pâques a été celui du bleu blanc rouge avec ou sans les cloches, ça dépend des cas.

Lors de sa prise de fonc­tion en février dernier, Bernard Giudicelli, le nouveau président, avait d’emblée mis les choses sur la table concer­nant les devoirs liés à une sélec­tion en équipe de France. Visiblement, Océane Dodin n’a pas compris le message ou alors ne l’a pas entendu. La joueuse trico­lore, qui avait déclaré ne pas trouver d’in­térêt à jouer en équipe, a donc confirmé sa posi­tion en refu­sant sa sélec­tion pour le barrage face à l’Espagne à Roanne. Si sur le prin­cipe on ne peut la suivre, on peut comprendre qu’elle soit restée sur sa posi­tion d’au­tant qu’elle n’a pas été l’un des premiers choix de Yannick Noah.

Pas le premier choix de Yannick Noah

De ce fait, Océane Dodin va étrenner la nouvelle commis­sion des litiges, la dite commis­sion qui peut par exemple prendre la sanc­tion de lui inter­dire de parti­ciper à Roland Garros. En marge de la famille du tennis, Océane et son papa ont toujours mené leur projet loin du giron fédéral. L’annonce faite ce matin ne surprend et n’étonne personne. En revanche ce bras de fer engagé par les Dodin risque d’être vrai­ment contre productif, voire désas­treux. Car si la méthode du martyre persé­cuté peut avoir des résul­tats sur le court terme et la moti­va­tion d’une cham­pionne, sur la durée cela ne mène à rien.

Stratégie du martyre

On ne dit pas qu’Océane aurait dû aller voir le docteur Montalvan pour faire constater une bles­sure « diplo­ma­tique », mais plutôt qu’elle aurait dû se soumettre à la déci­sion de son capi­taine, qui de toute façon n’au­rait pas fait jouer une cham­pionne qui n’était pas motivée. Certes, les trois jours auraient été un calvaire pour elle, mais il faut aussi savoir tirer du positif de situa­tions embar­ras­santes. C’est aussi ça grandir menta­le­ment. Maintenant les dés sont jetés, et Océane risque donc d’être plumée… Comme un dindon en somme.

A propos de l’auteur

Geroges Parlux

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.