
Au cours d’une conférence de presse téléphonique, Amélie Mauresmo a développé ses choix pour la demi‐finale de Fed Cup. Avec le retour d’Alizé Cornet, la capitaine tricolore peut compter sur une équipe au grand complet. De bon augure avant de défier les surprenantes hollandaises…
Sur le retour d’Alizé Cornet…
« En Australie, elle m’expliquait qu’elle avait besoin d’effectuer un travail sur elle‐même et que dans sa tête c’était pour une rencontre. On a rediscuté récemment, notamment à Miami. Elle s’est rendue compte de pas mal de choses. Le groupe lui manquait. Même si elle a eu des expériences difficiles, elle tient à cette équipe et elle a envie de faire partie de l’aventure ! Et dans mon souci d’avoir la meilleure équipe possible, c’est logique que je lui fasse confiance. »
Sur la possibilité de retrouver la finale, onze ans après celle de 2005 à Roland Garros…
« J’espère que l’on va y arriver… Mon cheminement à moi est simple. On a toujours fonctionné par paliers. L’objectif est d’aller chercher la victoire finale et on n’y est pas encore ! Il ne faut pas se précipiter. Cette année, ce sera difficile. L’équipe est encore en formation et possède une très grosse marge de progression. A titre personnel, ce serait un super accomplissement et j’espère que cela permettra aux filles de franchir un cap individuellement. »
Sur les mauvais résultats des filles…
« C’est difficile pour moi d’en parler car je ne suis pas présente sur le circuit avec elles. Les filles aiment jouer pour le pays, pour le maillot bleu. Je ne suis pas inquiète. En Fed Cup, on a déjà vu par le passé des filles qui arrivaient en pleine confiance et qui ont continué sur le même rythme pendant le week‐end. L’inverse s’est déjà produit, avec des filles en manque de confiance qui ont réalisé des superbes performances ou alors en confiance mais qui ne parvenaient pas à enchaîner. Je me concentre sur ce que l’on peut faire et ces cinq jours de préparation avant la rencontre. Les filles vivent bien. Elles savent qu’il y a un staff à bloc derrière elles afin de les mettre dans les meilleures conditions ! »
Sur un éventuel excès de confiance avant d’affronter les Pays‐Bas…
« Attention, il y a un gros « mais » ! C’est rare pour cette équipe d’aborder une rencontre dans la position de favorite. Mon rôle est de les maintenir vigilantes. On prend les Hollandaises très au sérieux. On connaît tout leur historique. On sait que sous le maillot national, elles savent se transcender ! Cette rencontre est très loin d’être jouée d’avance… »
Publié le mercredi 6 avril 2016 à 12:23


