Accueil Fed Cup

Mauresmo : « Être en demi‐finale, c’est vrai­ment incroyable ! »

77

L’équipe de France de Fed Cup a réalisé la sensa­tion du week‐end. Les Bleues ont remonté un handicap de 0–2 pour la première fois de leur histoire pour dominer l’Italie, à Gênes. Un exploit monu­mental pour le tennis féminin trico­lore. Un retour­ne­ment de situa­tion permis notam­ment par le coaching gagnant d’Amélie Mauresmo qui a lancé Kristina Mladenovic à la place d’Alizé Cornet. La capi­taine a assumé ses respon­sa­bi­lités. Ses choix ont payé. Voici un extrait de ce qu’elles ont déclaré au site Internet de la Fédération fran­çaise de tennis.

Amélie Mauresmo :

« Je ne savais pas trop ce qui allait se passer aujourd’hui. Avant une journée, j’essaie d’envisager les diffé­rentes possi­bi­lités, option 1 / option 2, et là j’avoue qu’elles m’ont scot­chée. Elles ont été incroyables du début à la fin. Il y a eu Kristina et Caroline aujourd’hui, mais je voudrais vrai­ment tirer aussi mon chapeau à Pauline et Alizé, qui ont été exem­plaires toute la semaine et qui ont aussi apporté leur pierre à l’édifice. (…) Je ne me suis pas énervée hier à 2–0. L’idée n’était pas de les bous­culer, de leur rentrer dedans, mais plutôt de leur dire qu’on allait y aller petit à petit. Toute la journée, je leur ai répété : « Les filles, tant que la dernière balle n’est pas jouée, on est encore en vie. » Etre en demi‐finale, c’est vrai­ment incroyable ! J’aime bien regarder de là où on est parti il y a deux ans et demi, quand j’ai pris le poste, avec en plus l’arrêt de Marion (Bartoli) au milieu. Je pense que peu de gens auraient pu imaginer que ça allait se produire ! »

Kristina Mladenovic :

« C’était génial, c’est la magie de la Fed Cup. Il y a telle­ment de choses ! Remonter un handicap de 2–0, ce n’est jamais arrivé à l’équipe de France. On vit pour ça, pour jouer pour son pays, pour tremper le maillot et aller au bout de nous‐mêmes. C’était une sacrée respon­sa­bi­lité pour moi d’entrer pour le simple, mais je m’entraîne tous les jours pour être perfor­mante et pour vivre ces émotions. Ces grands matches, on en rêve ! »

Caroline Garcia :

« Je savais que ça allait être dur, que ce serait une grosse bataille, que j’allais me prendre des parpaings. Mais moi aussi, je suis capable d’en donner ! J’ai donné tout ce que j’avais. Ensuite, on a fait front avec Kiki en double et ça a été énorme. Mettre 6–1 6–2 aux numéros 1 mondiales du double, je ne pense pas qu’on aurait pensé faire ça un jour en Fed Cup, même en rêve ! »

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.