AccueilFed CupMauresmo : "On a fait le boulot !"

Mauresmo : « On a fait le boulot ! »

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Heureuse, Amélie Mauresmo. La Capitaine de l’équipe de France de Fed Cup a vécu un week‐end parti­cu­lier : sa première victoire à la tête du groupe trico­lore. Face au Kazakhstan, les Françaises ont montré de très belles choses, avec une victoire 3–1. Et une place dans le Groupe 2 sauvée ! En confé­rence de presse, Amélie confie sa satisfaction.

Amélie, avec cette victoire, syno­nyme de main­tien dans le Groupe Mondial 2, c’est la fête ce soir…

Oui, mais c’est surtout de la joie et du soula­ge­ment. C’était une rencontre couperet. Finalement, on n’envisageait pas autre chose qu’une victoire. On a fait le boulot. Elles ont fait le boulot surtout ! Nous sommes dans l’objectif de cette année. On n’a pas fait mieux. On n’a pas fait moins bien. On aurait aimé avoir un premier tour un petit peu plus facile, pour pouvoir viser autre chose. Maintenant, on peut voir la suite avec un petit peu plus de sérénité. 

Est‐ce une victoire fonda­trice pour l’avenir ?

Je l’espère. Elle va faire du bien à tout le monde. Elle nous ouvre la voie vers des choses plus pres­ti­gieuses. Là, tout le monde est content, mais on est encore en deuxième divi­sion. On a évité le pire. On peut voir l’avenir avec un peu plus d’ambitions main­te­nant. Un groupe se forme et se construit tran­quille­ment. L’ambiance est bonne. Le niveau de jeu a été plutôt bon pendant tout le week‐end.

Que retenez‐vous de positif dans cette rencontre ?

Beaucoup de choses sont posi­tives. Il y a évidem­ment la présence de Marion et ses deux victoires en deux matches, qui ont énor­mé­ment pesé dans le résultat final. Alizé a pris une claque hier, mais elle est bien remontée aujourd’hui, même si cela a été diffi­cile au début. J’espérais qu’elle pouvait rapporter le point de la victoire. Cela a été le cas grâce à Marion juste avant. C’était donc une bonne chose, comme l’arrivée de Caroline Garcia dans l’équipe. Kristina Mladenovic est évidem­ment un pilier du double, mais aussi poten­tiel­le­ment une joueuse de simple. Il y a beau­coup de choses inté­res­santes. On a un groupe qui a bien vécu. La semaine de prépa­ra­tion a été super. Je suis contente que cela se concré­tise par une victoire. Il y a vrai­ment eu des choses posi­tives et peut‐être fonda­trices pour le futur.

C’est votre première victoire en Fed Cup en tant que capi­taine. Est‐ce une émotion particulière ?

Oui, c’était émou­vant pour toutes ces raisons‐là. Mais comme je le dis, nous sommes dans l’objectif de la saison. Nous n’avons rien fait de plus, ni de moins. Cela nous permet de voir l’avenir un peu plus serei­ne­ment. Et ça, c’est plutôt agréable.

Etre proche de ses joueuses et s’assurer de la bonne ambiance au sein du groupe, c’est la méthode Mauresmo ?

Quand j’ai pris le poste, j’avais deux objec­tifs prio­ri­taires : la cohé­sion du groupe et faire en sorte que les filles progressent indi­vi­duel­le­ment. Le plus, c’est Marion qui arrive dans le groupe et qui tire tout le monde vers le haut. On est sur la bonne voie.

L’objectif à terme, c’est de rega­gner la Fed Cup ?

Oui, oui… Ce ne sera pas demain. Nous sommes en recons­truc­tion. Cela prend toujours du temps. Même si on voudrait que cela aille vite, il faut leur laisser un petit peu de temps. Maintenant, dans combien de temps le groupe sera‐t‐il mûr ? C’est diffi­cile à dire. Sans doute dans trois ou quatre ans.

Cela se fera avec une grande Marion Bartoli…

Bien sûr. Elle est plei­ne­ment dans l’équipe. Elle a pris goût à des émotions qu’elle ne connais­sait peut‐être pas forcé­ment. Jouer pour son pays, c’est quelque chose de très parti­cu­lier, qui donne beau­coup de satis­fac­tions. On en prend plein la gueule sur un week‐end comme celui‐là. Je pense qu’elle a vrai­ment savouré ses deux victoires. Cela ne pouvait pas mieux recom­mencer pour elle.

Marion est‐elle devenue la boss de cette équipe ?
Oui, sur ce week‐end, concrè­te­ment, elle a montré la voie. En plus, symbo­li­que­ment, que ce soit samedi ou dimanche, elle a joué à chaque fois en premier. Chaque joueuse apporte au groupe, de par sa person­na­lité, son niveau. Marion a montré ce que repré­sente le très haut niveau. Elle a été coura­geuse, elle a été au charbon, elle a envoyé du lourd dans des condi­tions parfois diffi­ciles – je pense notam­ment à hier où ce fut très fort émotion­nel­le­ment pour elle. Chapeau !