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Mauresmo : « Un état d’es­prit conquérant »

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C’est lors d’une tradi­tion­nelle confé­rence de presse qu’Amélie Mauresmo a annoncé la compo­si­tion de l’Équipe de France de Fed Cup qui ira défier les Tchèques en demi‐finale. C’est en recon­dui­sant le même groupe que face à l’Italie que la Capitaine a souhaité rester sur la même dyna­mique avec pour objectif, pour­quoi pas, de se quali­fier pour une première finale depuis dix ans.

Amélie, quelles sont les raisons qui vous ont poussé à recon­duire le même groupe que face à l’Italie ?
« On prend les mêmes et, j’espère, on recom­mence. Sur le plan sportif il y a eu du bon, même depuis la rencontre face à l’Italie. J’attache pas mal d’importance au groupe. Ce dernier avait bien vécu les quarts de finale, tout avait bien fonc­tionné, que ce soit au niveau des matches ou même de la semaine de prépa­ra­tion. Les filles sont les quatre les plus perfor­mantes en simple et en double. C’est une sélec­tion logique, très simple et sans surprise. »

On a le senti­ment que vous avez franchi un cap avec les victoires face aux États‐Unis et l’Italie…
« Je ne sais pas si on peut dire cela mais depuis ma prise de poste, des choses se sont construites. Depuis dix mois, il s’est passé beau­coup de choses ! Je compte là‐dessus. On a une équipe plutôt jeune avec des filles qui progressent, qui se sentent mieux. L’équipe en ressort plus forte. Revenir de 0–2 (en quarts face à l’Italie) peut nous porter sur d’autres rencontres qui seront diffi­ciles, et ça nous arri­vera de nouveau dans le futur. Ça m’était arrivé lors de ma toute première rencontre en tant que capi­taine, mais on avait pas réussi à inverser la tendance. Bien sur, c’est une force supplé­men­taire, les filles savent que rien n’est impos­sible. Surtout que la prochaine rencontre sera très compli­quée… Les filles n’ont pas beau­coup peur, et l’on se doit d’être dans un état d’esprit conquérant. »

Sachant qu’elle n’a pas joué depuis un petit moment, c’est une bonne nouvelle si Petra Kvitova revient lors de ce week‐end ?
« C’est dur à dire car on ne saura pas vrai­ment à quoi s’attendre. Je pense que les Tchèques vont aligner la meilleure équipe possible, on s’y prépare. Mais pour Kvitova, faire son retour dans cette compé­ti­tion sera très compliqué. Cependant, il est vrai qu’elle a une très grande expé­rience. Ce sera peut‐être ça la réalité du week‐end. Elle pour­rait se servir de la frai­cheur mentale retrouvée. »

Le fait que Garcia ait choisi Charleston et la terre battue pour cette semaine, c’est un problème ?
« La plupart des filles sont allées à Katowice mais Caro (Garcia) a choisi Charleston. Je me suis dit que ce n’était pas l’idéal mais, l’an passé, elle est arrivée à St Louis en venant de Bogota, où l’on joue à haute‐altitude. Et ça l’a fait grave ! Il n’y a pas de règle, elles ont leurs propres plan­nings. Vu là où en est l’évolution de l’équipe, je n’ai pas émis d’obligation et je ne me suis pas mêlée de leurs plan­nings individuels. »

Quel est le programme pour les prochains jours ?

« On part dimanche matin. On est un peu dispat­chés, car c’est compliqué d’arriver à Ostrava. Kristina et Alizé qui sont à Katowice nous rejoin­dront, car ce n’est qu’à une heure de route. Pauline part dimanche matin avec le groupe, tandis que pour Caro, on verra selon les résul­tats. »

Si vous partez tôt dimanche de Paris, ça veut dire qu’il n’y aura pas de mariage écos­sais pour vous !
« Oui, person­nel­le­ment, je ne peux pas y aller. Je dois rester sur Paris le samedi pour régler quelques prépa­ra­tifs quant à la rencontre et puis vu l’heure à laquelle on partira dimanche… c’est impos­sible pour moi. »

A propos de l’auteur

Clement Gielly

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.