Roger Federer
Federer pour une nouvelle saison vierge en Grand Chelem?

Une semaine après la défaite de Federer en demi-finales de l’Open d’Australie, on s’interroge sur les capacités du Suisse à aller chercher Djoko et Rafa. Federer a voulu relativiser cette nouvelle défaite face à l’Espagnol. Mais que peut-on en penser réellement ?

"Je vais bien. Ne soyez pas tristes pour moi" ou encore "C’est déjà du passé". Telles sont les paroles de Federer au sortir de sa défaite face à Rafael Nadal, en demi-finales, à Melbourne. Près de quinze ans passés sur les courts, le Suisse nous fait comprendre qu’il accepte mieux les défaites. Roger préfère rester sur l’impression laissée en fin de saison dernière et lors de dix premiers jours de compétition en Australie. A savoir un Roger qui affiche une forme « patron », léger sur le court, récitant ses gammes et disposant de ses adversaires avec classe. Alors oui, de ce point de vue, on se dit qu’une défaite en demi-finales, ce n’est pas si grave. Atteindre un nouveau carré en Grand Chelem, c’est déjà bien, voire très bien. Combien rêveraient d’être à la place du Suisse ? Un grand nombre certainement. Et Roger aime trop son sport pour s’arrêter sur cette défaite. La saison est encore longue. Les objectifs affichés en Coupe Davis et aux Jeux Olympiques sont toujours en ligne de mire.

Ok, mais il n’empêche, ces propos interpellent. Très cher Roger, es tu certain que tout va bien ? On ne peut s’empêcher de mettre en doute ces paroles. Car, encore une fois, le Suisse s’incline face à Nadal en Grand Chelem. Roger a battu son rival préféré seulement deux fois dans un des quatre Majeurs. C’était en 2006 et en 2007, en finale de Wimbledon. L’homme aux seize titres en Grand Chelem ne veut pas entendre parler de syndrome Nadal. Pourtant, les faits sont là. Federer est humain. Au bout d'un moment, ces défaites à répétition, ça doit sembler plus que lassant. Et, désormais, même le gazon londonien n’est plus chasse gardée du Bâlois. D’autant plus que Djokovic inscrit un peu plus son empreinte au sommet de la hiérarchie mondiale. Si Roger s’impose face au Serbe, il s’incline face à Rafa. Et vice et versa. Résultat, Roger n’a plus remporté de titre en Grand Chelem depuis deux ans. Et lorsque le numéro trois mondial avait enchaîné le triplé Bâle, Bercy, Londres en fin de saison dernière, les obstacles Djokovic, Nadal étaient au bout du rouleau physiquement et mentalement. Pas de quoi se rendre compte si, à armes égales, l’ancien numéro un mondial aurait évoluer à un niveau supérieur du Serbe et du Majorquin.

Et au regard du match produit par Rafa et Nole, en finale de Melbourne, on a l’impression que le classico a changé de raquettes. Comme une douce transition vers l’hégémonie Rafa versus Nole, comme une période qui glisserait vers un Roger abonné aux places d’honneur. Mais est ce que le compétiteur du calibre de Roger peut-il accepter cela ? D’où cette dernière question : Roger peut-il s’imposer en Grand Chelem cette saison si les deux autres sont au Top? Sans parler de Murray qui montre de plus en plus les crocs.


Kdotennis.com lance sa première vente flash, ce vendredi 3 février. Le livre " Le monde de Rafael Nadal" sera à -60%


Le T-shirt We Love Roger est sur kdotennis