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Laurent Lokoli : « La mort a toujours été autour de moi mais je suis sorti de ces ténèbres » ⁣

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Il y a souvent des témoi­gnages poignants sur le site Behind The Racquet où les joueurs font des vraies confi­dences. C’est le cas avec le témoi­gnage rédigé par Laurent Lokoli. Avec beau­coup de pudeur, Laurent tente de nous expli­quer son parcours de joueur alors qu’il n’a pas été vrai­ment épargné par la vie. Au final, il explique que le « tennis l’a sauvé », un très beau récit où le mot rési­lience raisonne à chaque ligne, émouvant.…

=> Nous vous avons traduit (via un logi­ciel de traduc­tion) l’en­semble de son témoi­gnage rédigé en Anglais pour que vous puis­siez vous aussi profite de ce moment d’humanité.

« J’ai grandi avec mes parents et trois sœurs aînées en Corse, une petite île de la mer Méditerranée. À 10 ans, la vie m’a mis à genoux lors­qu’une de mes sœurs a reçu un diag­nostic de cancer. Pendant deux ans, je l’ai regardée se battre pour sa vie. Quand elle a perdu ses cheveux, elle pleu­rait et me serrait dans ses bras et je me sentais impuis­sante. Après un long et dur combat, elle a vaincu le cancer et m’a fait promettre de ne jamais abandonner. ⁣
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À 12 ans, j’ai quitté la maison pour m’en­traîner. J’ai eu du mal avec le tennis parce que j’étais seul et que mes parents étaient en train de divorcer. Finalement, j’ai trouvé mon rythme mais ensuite j’ai vécu la douleur la plus profonde de ma vie. À 14 ans, ma sœur aînée est décédée dans un acci­dent de voiture à 28 ans. J’avais l’im­pres­sion que quel­qu’un avait enlevé mon cœur de ma poitrine et je ne pouvais pas supporter la douleur. Ma sœur était avocate et mon modèle et elle m’a laissé sans repère. Je suis devenu une personne tota­le­ment diffé­rente, combat­tant ma douleur dans l’obs­cu­rité et la soli­tude. J’étais consi­déré comme un outsider de la Fédération fran­çaise. J’étais seul et j’avais du mal à me faire des amis. J’ai vu ma famille s’ef­fon­drer. Les gens ne compre­naient pas que je ne pouvais plus me sentir heureux. ⁣
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Le tennis m’a sauvé. C’était la seule fois où je pouvais me sentir proche de ma sœur parce qu’elle était amou­reuse du sport. Je l’ai sous ma peau pour l’éter­nité et mon objectif est de la rendre fière. De 16 à 20 ans, je me suis amélioré sur le court. Dans ma chambre, je me suis tourné vers le hip hop et je me suis souvenu avoir dansé avec ma sœur. La danse m’a aidé socia­le­ment pendant cette période. Puis j’ai perdu mes grands‐parents et mon demi‐frère, ce qui a laissé ma nièce de 3 ans seule avec ma sœur. La mort a toujours été autour de moi mais je me suis sorti de ces ténèbres. ⁣
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Je suis incas­sable. Ma confiance en moi, mon sourire, mon esprit combatif, mes tatouages, mon côté sombre. Ces choses sont venues des cica­trices de mon passé et m’ont appris à vivre dans le présent et à embrasser l’avenir. La vie est courte, il est donc impor­tant de sourire même si vous traversez des moments diffi­ciles. Vous n’êtes pas seul. »⁣

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“I grew up with my parents and three older sisters in Corsica, a small island in the Mediterranean Sea. At age 10, life put me on my knees when one of my sisters was diag­nosed with cancer. For two years, I watched her fight for her life. When she lost her hair she was crying and hugging me and I felt power­less. After a long and hard fight, she beat cancer and made me promise to never give up. ⁣ ⁣ At age 12, I left home to train. I strug­gled with tennis because I was alone and my parents were getting divorced. Finally, I found my rhythm but then I expe­rienced the deepest pain of my life. At age 14, my oldest sister passed away in a car acci­dent at 28 years old. I felt like someone took my heart from my chest and I couldn’t handle the pain. My sister was a lawyer and my role model and she left me without a land­mark. I became a totally different person, figh­ting my pain in dark­ness and soli­tude. I was seen as an outsider in the French Federation. I was alone and strug­gled to make friends. I watched my family fall apart. People didn’t unders­tand that I was unable to feel happy again. ⁣ ⁣ Tennis saved me. It was the only time when I could feel close to my sister because she was in love with the sport. I have her under my skin for eter­nity and my goal is to make her proud. From age 16 to age 20, I improved on the court. In my room, I turned to hip hop and remem­bered dancing with my sister. Dancing helped me socially during this time. Then I lost my grand­pa­rents and my step­bro­ther which left my 3‑year‐old niece alone with my sister. Death has always been around me but I brought myself out of my dark­ness. ⁣ ⁣ I am unbrea­kable. My self‐confidence, my smile, my figh­ting spirit, my tattoos, my dark side. These things came from the scars of my past and taught me to live in the present and embrace the future. Life is short so it is impor­tant to smile even if you are going through hard times. You are not alone.”⁣ @laurentlokoli #BTR

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A propos de l’auteur

Laurent Martineau

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.