Ce vendredi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon a renvoyé Régis de Camaret devant les assises. Dans cette affaire, il s’agissait de faire de la sémantique et la différence sordide entre « viol » et « agression sexuelle », la prescription pouvant jouer dans le second cas. Sémantique initialement à son avantage, qui pourrait donc se voir modifier…
Régis de Camaret, ancien entraîneur de Nathalie Tauziat et Isabelle Demongeot, est accusé de viols et tentatives de viol aggravées sur deux mineures de moins de 15 ans. Demongeot avait notamment déposé plainte en 2005. Les faits dateraient de 1977 à 1989, à l’époque où de Camaret dirigeait le centre d’entraînement des Marres, à Saint Tropez. En 2009, Régis de Camaret avait bénéficié d’un non‐lieu : dans l’un des cas, les charges n’étaient pas suffisantes ; dans l’autre cas, de Camaret ayant reconnu des attouchements, la tentative de viol avait été requalifiée en « agressions sexuelles sur mineure de moins de 15 ans », une infraction sujette à prescription. Le procureur général avait décidé de se pourvoir en cassation après cette requalification. En mai dernier, la chambre criminelle de la Cour de cassation était finalement revenue partiellement sur cette décision, entrainant un nouvel examen du dossier devant la Cour d’Appel de Lyon.
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Publié le dimanche 18 décembre 2011 à 17:21


