Accueil Gilles Simon Simon : "En ce moment, je suis dans le pas bon"

Simon : « En ce moment, je suis dans le pas bon »

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Gilles, comment as-tu vécu ce match  ? Tu ne semblais pas à l’aise sur le court…
Pas très bien effectivement. J’étais tendu, j’avais du mal à bien jouer. Et sur un joueur solide, comme Mischa l’a été aujourd’hui, j’étais loin de pouvoir gagner. J’ai l’impression de perdre beaucoup d’énergie inutilement sur le terrain. Je suis très (peut-être trop) attentif, je pense trop  ! Sur ce match, le problème, c’est que je n’arrivais pas à lui faire mal. J’avais de bonnes balles d’attaque, à hauteur d’épaule, comme j’aime… Mais ça ne partait pas.

Un scénario semblable à celui de Monte Carlo, en quelque sorte…
Oui. C’est un peu ça. J’essaye, j’essaye, mais vraiment, ça ne vient pas. Ça commence avec un petit break, je joue bien mes jeux de service mais j’ai du mal à débreaker. Au début du second, quand ça commence à défiler pour lui, je n’arrive pas du tout à stopper la série, à revenir dans le match. C’est assez frustrant… Cela m’aurait fait du bien d’essayer de gagner cette rencontre. Même si je n’ai pas très bien joué. Avec deux victoires, après… jouer Federer, tu n’as pas grand-chose à perdre. Tu peux laisser partir les coups  : c’est comme ça que ça peut revenir. Mais bon, ce ne sera pas pour ce tournoi !

C’est la crise ?…
… Ce n’est pas joyeux. Mais on sait qu’en tennis, ça peut aller vite. J’ai fait de bonnes semaines d’entraînement, même si je n’ai pas du tout réussi à retranscrire sur le court ce que j’avais travaillé. Je vais essayer de me rajouter un tournoi la semaine prochaine, pour jouer un peu plus de matches, arriver sur le terrain avec plus de confiance en mon jeu.

Eprouves-tu plus de difficultés sur terre battue que sur les autres surfaces ?
Je ne pense pas que ce soit la terre battue le problème. Après, peut-être que ça le fait ressortir un peu plus, car il y a beaucoup d’échanges de fond de court et que, quand je me crispe, je n’ai plus aucune solution. Mais voilà, je le sais très bien  : sur terre, je peux alterner le très bon et le très mauvais. En ce moment, je suis plutôt dans le «  pas bon »… Mais je vais essayer de re frapper, me re sentir à l’aise. Car quand je suis bien dessus, quand je commence à avoir confiance et bien frapper, je suis difficile à battre sur cette surface. Là, quand je joue un adversaire solide, qui n’a pas fait de fautes, a su venir au filet de temps en temps, faire un match très consistant  : je n’avais aucune solution. C’est toujours un peu plus difficile d’accepter la défaite alors que tu joues un qualifié en huitièmes de finale et que tu as toutes les cartes en main pour l’emporter. Mais là, je n’arrivais tout simplement pas à poser mon jeu.

«  Crispation »  : un mot que nous n’entendions presque pas dans ta bouche auparavant. Et cela fait plusieurs semaines qu’il revient dans ton discours…
Sûrement. J’ai envie de bien faire. J’ai l’impression d’avoir des tableaux assez ouverts, j’ai envie d’essayer d’en profiter. Malgré ça, je n’y arrive pas. J’ai réussi à bien me reprendre au premier tour, après la perte du premier set qui m’avait fait mal. Mais aujourd’hui, je n’ai pas été capable de le refaire. Et j’avoue que, du coup, en ce moment, je prends vraiment beaucoup moins de plaisir dans le jeu… C’est pour cette raison que je vais essayer de rajouter un maximum de tournois, de faire quelques matches en plus pour retrouver le jeu qui me fait plaisir.

As-tu la sensation d’être aujourd’hui une cible pour les autres joueurs du circuit  ? Et si oui, cela joue-t-il ?
Non, je ne pense pas. Je pense que, justement, c’est un peu à mon avantage d’arriver en tête de série. Je l’ai bien ressenti contre Beck à Monaco, et ici  : sur les premiers jeux, l’adversaire fait encore quelques fautes, est encore un peu timide. Malgré ça, je n’arrive pas à en profiter  ! Et sur ces deux matches, c’est la même chose  : au bout d’un moment, le joueur en face se décomplexe, commence à très bien jouer, tandis que moi je suis un petit peu à la rue. Je pense qu’il faut juste que je retrouve mon niveau. Car quand j’arrive à jouer mon meilleur tennis, je ne suis pas non plus beaucoup plus fort que ces mecs-là. Je suis juste un peu plus fort. Donc quand je ne joue pas bien… Je suis tout simplement moins fort.

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