Toujours 7e joueur mondial, Gilles Simon joue une bonne partie de sa saison sur les deux mois qui vont suivre. Du tournoi d’Indianapolis au Masters, le numéro 1 français avait surpris la planète tennis en s’installant dans le top 8 mondial. Alors qu’il reprend la compétition à Stuttgart, une semaine plus tôt que l’année passée, Simon sera « en défense » jusqu’à la fin de la saison. Devenu par son statut de top 10 une proie plutôt qu’un chasseur, saura‐t‐il gérer cette nouvelle situation ?
Miné par des pépins physiques, une confiance bancale et des résultats pas toujours à la hauteur de ses espérances, Gilles Simon revient sur la terre de ses exploits de 2008 avec de nombreux points à défendre. Numéro 1 français depuis la fin de l’année dernière, il avait glané plus de la moitié à partir de l’été américain. Ses victoires à Indianapolis et à Bucarest, et ses victoires de prestige sur Rafael Nadal et Roger Federer avaient conduit Simon vers les sommets. Malgré cette situation délicate, le Français ne s’alarme pas. Après sa défaite en 1/8e de finale de Wimbledon face à Juan Carlos Ferrero, Simon demeurait confiant. « Je ne savais même pas si je pourrais faire un match correct à trois jours du tournoi », déclarait le Français à la suite de son élimination. « Aujourd’hui, j’ai réussi à gagner trois matches et surtout avec la manière en retrouvant mon jeu. Même aujourd’hui, il y avait de très bonnes séquences. »
Posé, le 7e joueur mondial a commencé sa course contre les points à Stuttgart par une victoire convaincante au premier tour sur Philipp Petzschner 6–3, 6–4. Mais il devra confirmer et trouver un relâchement afin de jouer librement son tennis qui avait commencé à faire des étincelles dans le ciel du tennis mondial à cette époque ci. Tête de série numéro 1 en Allemagne, Simon fait une pige sur terre battue après le gazon britannique avant d’aller sur le ciment américain. Peut‐être a‑t‐il retrouvé des sensations perdues lors du printemps.
Publié le mercredi 15 juillet 2009 à 12:31



