Accueil Gilles Simon Simon : "Plus solide"

Simon : « Plus solide »

-

Décidément, Gilles Simon est en train de devenir la bête noire de Fabio Fognini : il s’impose face à l’italien pour la 3e fois en autant de semaines consécutives (6/3 ; 6/2). C’est un Ivan Ljubicic en grande forme qui se dresse sur sa route au prochain tour. L’occasion de venger son pote Tsonga, sorti hier par le géant Croate ?…
Gilles, tu as désormais récupéré quelques repères sur terre battue ?
Ce que je fais sur le terrain est plus consitant. Sur terre battue, on a toujours l’impression de pouvoir faire mieux, on est un peu plus exigeant. Mais c’est vrai que dans l’ensemble, c’était beaucoup plus solide.

Comment fait-on quand on joue le même mec trois semaines d’affilée ?
Je trouve ça plutôt agréable, surtout quand on a gagné les deux premières fois… Au moins, je savais à quoi m’attendre, connaissais vraiment bien son jeu. Ces 3 dernières semaines, je l’ai beaucoup observé. Je pense que ça m’a rendu les choses plus faciles, je savais ce qui allait se passer, et j’ai réussi à plutôt bien poser mon jeu, donc ça s’est bien passé.

Fognini : l’un des joueurs les plus fous du circuit ATP ?
Je ne pense pas qu’il soit fou. C’est aussi l’une de ses particularités : il est vraiment surprenant, change souvent de tactique (et, malheureusement pour lui, il change beaucoup trop d’intensité en même temps). Mais ça le rend difficile à jouer (à certains moments, je sors un peu du match moi aussi) : il y a des passages où il est bien dedans, frappe fort, avance. D’autres où il attend, est très solide en défense également. Mais parfois il se perd dans tout ça… Après, quand tu regardes bien, Fognini fait son tournoi. Il se qualifie, bat des bons joueurs… C’est toujours bien de passer des tours. Un joueur qui est 50e, s’il gagne un match sur deux, reste 50e. Un match sur deux, ce n’est pas beaucoup !

Tu avais quitté Rome un peu déboussolé, comment t’es tu préparé pour retrouver ton jeu, tes repères, ta confiance ?
ça passe par les matches. Arriver à accrocher des victoires. Au premier tour, je gagne, mais ça aurait pu plus mal se passer… Finalement, remporter un match, deux matches, en jouer un troisième… Enchaîner sur cette semaine… C’est vrai que je me sens plus à l’aise sur le terrain. Bon, du coup, physiquement, ça devient dur aussi car j’ai des petits bobos un peu partout que je n’ai pas le temps de soigner. Mal au bras, le genou douloureux, une grosse ampoule sous le pied droit. A force d’enchaîner, ça s’accumule. Mais aucun problème majeur, rien qui ne m’empêche définitivement de jouer. Si je suis parfois un peu irritable sur le terrain, c’est aussi en partie pour ça… En tout cas, à mon avis, l’important est de se sentir bien sur le terrain, bien dans ses matches.

Que penses-tu de ce Masters 1000 de Madrid ?
C’est une première édition, donc c’est toujours difficile. Il faut voir comment cela se passera par la suite. C’est vrai qu’il y a pas mal de choses à améliorer encore sur ce tournoi, mais bon, comme je le disais, c’est la première fois que cela se passe ici. Il y a les infrastructures pour que ce soit bien, ça devrait être mieux les prochaines années.

Comment abordes-tu ton prochain tour face à Ivan Ljubicic ?
Ce n’est pas évident, car ce n’est pas particulièrement un joueur que j’aime jouer. Il joue beaucoup mieux depuis le début de la saison. A retrouvé beaucoup de facilité au service, tient du fond de court sans faire de folies, est plutôt solide, donne très peu de points. C’est un joueur difficile à battre. Les jours où il est bien, il est dur à breaker. Du fond, il te fait jouer, jouer, jouer, mais ne fait vraiment aucune folie sur terre. Son jeu est certes moins surprenant que celui de Fognini, mais efficace. Il faudra, dans tous les cas, faire un bon match pour passer, et surtout essayer de le relancer un maximum.

En direct de Madrid

Instagram
Twitter