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Federer marche sur l’eau, ses adver­saires boivent la tasse

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Roger Federer est en demi‐finale d’Indian Wells ! Le Suisse s’est qualifié aux dépends de Kevin Anderson en deux manches 7–5 6–1. Une nouvelle fois sûr de sa force, Fed’ n’a toujours pas perdu le moindre set en Californie. Il affron­tera le chas­seur de têtes Alexandr Dolgopolov aux portes de la finale.

On dit souvent que le plus diffi­cile à avaler pour un riche, c’est de devenir pauvre. Mais quel doit‐être son senti­ment quand il rede­vient riche ! Le début de saison de Roger Federer ressemble à ce genre de retour de bâton. Brouillon et déce­vant l’an passé, le Bâlois s’offre un retour en grâce en 2014. Affuté à Melbourne et royal à Dubaï, Fed’ se dessine un parcours sans‐faute à Indian Wells. Vainqueur de Kevin Anderson en deux petits sets 7–5 6–1, Federer s’en­vole en demi‐finale (la huitième de sa carrière à Indian Wells !) sans n’avoir lâché le moindre set en route. Une souve­rai­neté unique à ce stade de la compé­ti­tion. Au prochain tour, il jouera une sa place en finale contre Alexandr Dolgopolov, l’épou­van­tail du dernier carré. Tombeur de Nadal, Fognini et Raonic, l’Ukrainien est dans une dyna­mique à faire pâlir n’im­porte qui. Mais depuis le début du tournoi, Roger s’est habitué à neutra­liser ses adver­saires en les empê­chant de déve­lopper leur jeu. Un match qui s’an­nonce passion­nant entre un joueur sur son nuage et un autre qui retrouve les cieux après une année passée sur terre. 

Retour aux sources du Top 5

En vali­dant son ticket pour les demi‐finales, Roger Federer a confirmé ses bonnes dispo­si­tions en 2014. Et elles se reflètent au clas­se­ment ATP. Depuis sa victoire contre Kevin Anderson, le Suisse est assuré de terminer le tournoi à la cinquième place mondiale devant Andy Murray…au moins ! En cas de victoire finale, Rodgeur pique­rait la douillette place de quatrième joueur mondial à David Ferrer. Un statut qui condi­tion­ne­rait toute la saison du Suisse ensuite. Être Top 5 c’est bien, être Top 4 c’est mieux. Valider sa place dans le quatuor de tête, c’est avoir l’as­su­rance de passer les premiers tours des tour­nois majeurs « peinards » avant de retrouver les tout meilleurs en demies. C’est juste­ment ce qu’il a manqué à Federer l’année dernière. Sur six Masters disputés, le Maestro s’était incliné quatre fois contre les deux stars que sont Nadal et Djokovic. Le circuit est ainsi fait : s’il est diffi­cile d’at­teindre le quatuor de tête, il est encore plus compliqué d’en être éjecté. 

L’année du renouveau

La plus grande satis­fac­tion du Suisse ? Pouvoir enchaîner les matchs à un niveau digne de son nom. Roger a lui‐même confirmé qu’il prenait beau­coup de plaisir en ce début de saison. « L’année dernière était diffi­cile. Je suis juste ravi de jouer beau­coup de matchs en ressen­tant de la confiance, de la puis­sance et j’en profite plei­ne­ment. Ca n’était pas le cas l’an passé. Les choses sont plus simples désor­mais, je suis capable de profiter de mon bon état de forme. Il y a une sorte de confiance et de clame dans mon jeu. C’est super de pouvoir me prouver à moi‐même, à l’équipe et à mes fans qu’ils peuvent toujours compter sur moi. C’est bon d’avoir des oppor­tu­nités de pouvoir gagner un tournoi, il n’y a pas l’ombre d’un doute. »

La raquette de Roger Federer, dispo­nible ici !

A propos de l’auteur

Sacha Dubois

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.