A Indian Wells, les têtes de série tombent comme des mouches dans un désert. Sous le soleil de Californie, les meilleurs ont flanché, laissant place à une brochette d’outsiders en surchauffe. Tous les meilleurs ? Non ! Les irréductibles Federer et Djokovic résistent encore et toujours aux envahisseurs…
Panique chez les têtes de série à Indian Wells ! Nadal ? Surprenant ! Wawrinka ? Décevant ! Murray ? Logique ! Favoris sur le papier, de nombreux grands noms du tennis ont été éjectés du tournoi californien avant les quarts de finale. Résultat : parmi les huit qualifiés pour les quarts, seuls trois font partie des dix premières têtes de série. L’an passé, ils étaient encore sept à ce stade. Au coeur de la tempête, Novak Djokovic, Roger Federer et Milos Raonic sont parvenus à sauver leur peau. Mais en y laissant quelques plumes. En trois matchs disputés dans le désert américain, Djoko en a remporté deux en laissant filer un set. Même tableau pour le Canadien qui a d’ailleurs, lui aussi, frôlé la sortie de route au troisième tour contre Alejandro Falla. Et Federer dans tout ça ? Il pourrait bien en profiter ! Le Suisse est le seul favori à ne pas avoir eu à forcer son talent pour entrevoir les portes des demi‐finales. Facile contre PHM, mentalement costaud face à Tursunov et maître de son sujet devant Haas, Rodgeur s’attaque à l’obstacle Kevin Anderson avec confiance. Une confiance qui cache la fébrilité des autres.
Vers la fin de l’échappée ?
Depuis l’éclosion de Federer, le XXIème siècle n’est qu’hégémonie. Derrière un trio, voire un quatuor, de tête intouchable, les acteurs du circuit se bousculent sans jamais réussir à inquiéter les meilleurs. Pour longtemps encore ? Pas sûr ! Depuis le début de la saison, tout semble changer. A tel point qu’il paraît bien compliqué de prédire les affiches du dernier carré californien sans se mouiller ! Sur le papier, Djokovic, Federer, Isner et Raonic devraient être des demies. Mais sur le papier seulement car dans les faits, tout est différent. Sur un nuage, Benneteau n’a rien à perdre et a battu Djokovic lors de leur seule confrontation à Indian Wells en 2006. Anderson vient de sortir Wawrinka. Gulbis surfe sur un beau début de saison et s’est offert le scalp de Grigor Dimitrov au troisième tour. Enfin, Dolgopolov a crée la performance du tournoi en sortant le tenant du titre Rafael Nadal. Une tendance suffisante pour chambouler l’ordre mondial à court terme ? Pas vraiment. Le temps des conclusions n’est pas encore venu, Indian Wells étant coutumier du fait en matière de surprise.
Quand Indian Wells donne l’espoir, Miami l’éteint
Voir la hiérarchie mise en difficulté à Indian Wells n’a rien de surprenant. Ces dernières années, le tournoi califonien a réservé son lot de résultats inattendus. Des surprises qui n’ont ensuite jamais été confirmées aux Masters de Miami. En 2012, John Isner se hisse en finale d’Indian Wells et s’incline contre Roger Federer. A Miami, il se fait surprendre dès le troisième tour par Florian Mayer. L’année précédente, Richard Gasquet atteint les quarts de finale du premier Masters de l’année…et perd au troisième tour à Miami contre Mardy Fish. Enfin en 2010, lorsqu’Ivan Ljubicic frappe un grand coup en remportant le tournoi d’Indian Wells, il sort dès son entrée en lice en Floride, s’inclinant contre Benjamin Becker (sur abandon). Si les surprises s’appellent ainsi, c’est justement parce qu’elles ne sont pas confirmées. Dans le cas contraire, on les appellerait « des révélations ». Le tennis est un sport fait d’inattendu et c’est tant mieux pour le spectacle. Mais l’histoire a prouvé que les meilleurs finissaient toujours par reprendre le dessus. Ainsi, les favoris ayant manqué le rendez‐vous d’Indian Wells auront sans doute l’occasion de se faire pardonner en Floride. A l’inverse, même s’ils sont performants actuellement, il serait étonnant de retrouver Benneteau, Dolgopolov et compagnie au même stade à la fin du mois. Les grands champions ont débuté par une surprise qu’ils sont parvenus à confirmer pour devenir ce qu’ils sont aujourd’hui. L’année où il s’offre son premier Masters 1000 (à Madrid en 2005), Rafael Nadal rafle également ceux du Canada, de Rome et de Monte‐Carlo en plus de Roland Garros. Ca c’est une révélation !
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Publié le jeudi 13 mars 2014 à 18:00



