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La souf­france, un atout dans la performance ?

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La Tribune de Genève a toujours le don de trouver des angles plutôt sympa­thiques pour rebondir sur les évène­ments. Comme Stanislas Wawrinka a beau­coup souf­fert lors de cet US Open 2016 pour fina­le­ment remporter le titre, la rédac­tion a rencontré Gérald Germion, médecin chef du centre olym­pique suisse. Et pour lui, la souf­france peut‐être un atout pour la perfor­mance. Et le médecin nous ouvre les yeux sur des méca­nismes incroyables « « Notre corps, heureu­se­ment, est bien foutu. Il sécrète tout un lot de protéines. Elles neutra­lisent les dites réac­tions inflam­ma­toires et rendent l’effort faisable. Mieux, elles le boni­fient. Quatre hormones de stress inter­viennent : le cortisol, l’adrénaline, les cyto­sines et les bétâ‐endorphines. Ce bon stress agit sur la volonté. » avant de rajouter :« Les ultra‐trailers se mettent en état de souf­france pour béné­fi­cier de ses bien­faits. Il y a des gens qui conti­nuent à marcher en dépit d’une frac­ture du fémur. Au niveau du cerveau, les zones où agissent le stress et le plaisir se situent au même endroit. De grands spor­tifs à la recherche d’un plaisir qu’ils ne peuvent plus trouver dans l’effort, en raison de l’âge notam­ment, sombrent dans l’alcoolisme voire la cocaïne, à l’instar de Marco Pantani. »

A propos de l’auteur

Sacha Dubois

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.