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Mouratoglou : « Je m’en souvien­drai toujours : Serena Williams court vers moi dans le restau­rant à Wimbledon en me disant : ‘Patrick, quoi qu’il arrive, je suis top 3’. Je lui réponds : ‘3e mondiale, on s’en fout. Tu es Serena quand même’. Elle s’est excusée le soir‐même : ‘C’était ridi­cule. Numéro 3, c’est nul, numéro 2 aussi d’ailleurs »

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Au cours d’un face‐à‐face passion­nant avec David Laroche, Patrick Mouratoglou a dévoilé ses secrets de coach et quelques anec­dotes crous­tillantes notam­ment sur Serena Williams. Il raconte comment il a réussi à lui faire retrouver sa menta­lité de cham­pionne à Wimbledon en 2012, lorsque l’Américaine a fait appel à lui alors qu’il entraî­nait à l’époque Grigor Dimitrov. 

« Pour mon premier tournoi avec Serena Williams à Wimbledon, je m’en souvien­drais toute ma vie, elle se qualifie pour les demi‐finales. Elle est hyper contente, elle court vers moi dans le restau­rant en me disant : ‘Patrick, quoi qu’il arrive lundi je suis top 3’. Je ne réagis pas, alors elle me dit : ‘Tu t’en fous ?’ Et je lui réponds : ‘3e mondiale, on s’en fout. Tu es Serena quand même’. J’ai vu à quel point ça l’avait frappée, et elle m’a d’ailleurs envoyé un message le soir en s’ex­cu­sant et me disant : ‘Je suis désolé, c’était ridi­cule. Numéro 3, c’est nul, numéro 2 aussi d’ailleurs’. Et 100% des trophées de fina­listes, elle les a jetés à la poubelle. Avant même de quitter le stade. Quelques semaines plus tard, elle gagne deux médailles d’or aux JO, en simple et en double. On marchait dans le stade et elle voit un match et me dit :‘Mais c’est fini ?’. Je lui explique que ça jouait pour la médaille de bronze. ‘Médaille de bronze ? Mais ça sert à rien ?’. Elle ne compre­nait pas. »

Passionnant.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.