Pour l’Equipe Magazine, Pierre Richard, acteur légendaire, passionné de sport et surtout de tennis, a accepté d’expliquer comment il avait appris à apprivoiser et aimer la petite balle jaune.
Cet apprentissage s’est fait sur le terrain où il battait de temps en temps un ami classé 15–2 et dans les tribunes de Roland‐Garros.
Il a donc eu l’occasion de voir défiler des espoirs mais il s’est loupé sur le cas Federer : « Très curieusement je n’étais pas si sûr de l’avenir de Federer. D’ailleurs Jean (NDLR : Jean Couvercelle, fondateur de Tennis Magazine est un de ses proches) m’avait dit : « Tu n’y connais rien, tu verras un jour… » Il avait raison et j’ai vite changé d’avis. En revanche, un jour en voyant Agassi sur un court annexe, je me suis dit celui‐là sera numéro 1. Je me suis trompé sur Federer mais pas sur Agassi. Cette espèce de lutin ! Même quand il marchait on avait l’impression qu’il courait. Qui frappait tout à plat avec une vitesse... J’adorais ! Comme j’adorais Connors aussi. Lui, c’était du De Niro quand il allait engueuler l’arbitre ! Je l’avais rencontré une fois dans un resto chinois en bas des Champs. Je m’étais mis dans la peau des gens qui viennent me demander un autographe. Mais qu’est‐ce que ça peut leur foutre d’avoir un autographe de moi ? Bon je le fais gentiment. Et là avec Connors, j’ai compris ce que c’était que d’être fan, « couillonofan. »
Publié le dimanche 14 mars 2021 à 10:49



